L’église Notre-Dame-de-Lourdes à Saint-Armand aura une nouvelle vocation artistique.

L’église de Saint-Armand vendue à un antiquaire

Seulement quelques semaines après sa mise en vente officielle, l’église Notre-Dame-de-Lourdes de Saint-Armand a déjà trouvé preneur et continuera à séduire les visiteurs en gardant sensiblement le même aspect extérieur.

L’antiquaire Michel L’Italien, qui s’était fait connaître dans la région en 2013 après avoir acheté et transformer l’église de Pike River en galerie d’art, deviendra officiellement propriétaire du lieu de culte après une visite chez le notaire cette semaine.

L’église Notre-Dame-de-Lourdes sera rattachée au Musée de l’église de Pike River, mais l’usage précis qui en sera fait reste à déterminer. « J’ai agi avec trop d’empressement à Pike River et cette fois je veux prendre mon temps », explique M. L’Italien.

Pas de rénovations
Michel L’Italien n’aura pas à s’embarquer à court terme dans la coûteuse opération de désamiantage que l’agent immobilier chiffrait à plus de 100 000 $. La fabrique effectuera certains travaux légers au niveau de la toiture et le nouveau propriétaire pourrait commencer ses activités sans avoir à planter le moindre clou. « On a choisi un projet pas trop ambitieux », explique la présidente de la fabrique, Denise Benoit, qui craignait qu’un promoteur manque de liquidités pour effectuer les travaux et que l’église soit délaissée.

Plus que 25 000 $
Le bâtiment religieux se serait vendu à un prix supérieur au montant de 25 000 $ qui était demandé au départ. Il n’a toutefois pas été possible de connaître la valeur exacte de la transaction. Roger Chalifoux, l’un des marguillers, explique que le mobilier non religieux a été laissé avec le bâtiment. La fabrique n’organisera donc pas de grande vente de meubles, même s’il n’est pas impossible que le nouveau propriétaire se départisse de certains objets. Les meubles religieux demeurons possession de l’Église et devraient être transportés vers le diocèse de Saint-Hyacinthe. « On va essayer de retrouver les descendants de ceux qui ont fabriqué les croix du chemin de croix », explique Mme Benoit.

Celle-ci rappelle que la vente du bâtiment commençait à presser puisque la fabrique devait s’assurer d’avoir suffisamment de fonds pour l’entretien du cimetière « à perpétuer ». Il sera donc toujours possible pour les habitants qui le désirent d’être mis en terre à Saint-Armand.

Une messe de désacralisation en présence de l’archevêque aura lieu en juin prochain, la date exacte reste à confirmer.