L'école primaire La Chantignole annonce son adhésion au mouvement Santé globale, une fondation qui vise à offrir des outils pour promouvoir les saines habitudes de vie.

L'école La Chantignole adhère au mouvement Santé globale

La Chantignole devient la première école de la commission scolaire du Val-des-Cerfs à rejoindre le mouvement Santé globale, mis sur pied il y a 21 ans par la fondation du même nom. Avec cette certification, l’école primaire s’engage à intégrer l’éducation à la santé et à offrir des activités physiques axées sur le plein air dans son curriculum scolaire, ce qu’elle fait déjà depuis des années.

« En révisant notre projet éducatif, on a trouvé que, avec le projet qu’on avait déjà et celui qui va être adopté, on répondait à tous leurs critères pour être une école Santé globale », explique la directrice de l’école, Véronique Barbeau. 

Concrètement, l’école a ajouté une période d’éducation physique par période de dix jours de la première année jusqu’à la cinquième année.

Les élèves de première et deuxième année ont des cours de tennis, ceux de troisième et quatrième année ont cinq journées de ski par hiver et les jeunes de cinquième et sixième année font du golf. Il y a également le programme de cyclisme averti pour les classe de cinquième année. À cela s’ajoutent deux sorties de randonnée en montagne pour tous les niveaux.

« On a aussi des événements rassembleurs. Par exemple, aujourd’hui c’était le KiloMaître de la Chantignole, notre course annuelle, indique Mme Barbeau. C’était chronométré, les jeunes avaient même une puce sur leur chaussure. »

Un volet pédagogique est déjà en place, par ailleurs, pour parler d’alimentation, du corps humain, de gestion du stress et de premiers soins, les quatre volets du programme Santé globale. La gestion du stress et les premiers soins sont deux éléments à bonifier, précise Mme Barbeau.

Fil conducteur

« On est très fiers de participer à ce mouvement-là qui va nous donner de belles ressources », souligne Mme Barbeau.

La Fondation Santé globale agit comme fil conducteur pour les écoles participantes. Chaque établissement scolaire peut aussi s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. 

« Ce qui est intéressant pour eux, c’est tout le regroupement, note Zoé Heimrich, directrice générale de la fondation. Ils vont pouvoir aller puiser des ressources à travers les autres écoles. On a 8000 élèves dans le réseau. Ici, c’est la 35e école qui devient Santé globale. Il y a plein d’initiatives qui partent, mais on est un fil conducteur. Toutes les petites actions vont se regrouper avec Santé globale. On les accompagne dans leur développement, on leur propose des outils. »

Les écoles participantes doivent faire un bilan chaque année.

En matière d’éducation physique, la fondation se concentre sur le plein air puisqu’il pourrait s’agir du meilleur moyen d’accrocher un jeune aux saines habitudes de vie, d’autant plus que c’est accessible même après l’année scolaire. Avec un lien entre l’école, les familles et la communauté, le programme souhaite que les jeunes apprennent à développer par eux-mêmes de saines habitudes de vie, ajoute Marc Perron, président et fondateur de Santé globale.

Alors que certaines écoles proposent un programme d’éducation internationale, « pour nous, Santé globale sera notre couleur », renchérit Véronique Barbeau. 

Elle en a fait l’annonce aux élèves jeudi en début d’après-midi après une conférence de Nadine Rolland, ex-athlète olympique en natation. Les élèves ont accueilli la nouvelle avec euphorie. Cette journée spéciale permettait d’ailleurs de clore le mois de l’activité physique.