L'éclosion d'entérocoques résistants à la vancomycine (ERV) a débuté le 31 janvier dans l'aile ouest du cinquième étage de l'hôpital de Granby.

L'éclosion d'ERV se poursuit à l'hôpital de Granby

L'éclosion d'entérocoques résistants à la vancomycine (ERV), qui a débuté le 31 janvier dans l'aile ouest du cinquième étage de l'hôpital de Granby, n'est toujours pas sous contrôle. Une quinzaine de cas ont maintenant été répertoriés, mais aucun des patients touchés n'a développé de symptômes liés à la bactérie.
«C'est toujours la même éclosion d'ERV et on dépiste de nouveaux cas de semaine en semaine, indique le Dr Michel Poirier, directeur des services professionnels au CSSS de la Haute-Yamaska. On continue donc la désinfection plus fréquente des zones hightouch, c'est-à-dire des surfaces touchées fréquemment. Mais le fait qu'on ait eu plus de cas dépistés nous a obligés à revenir à des restrictions sur les visites plus significatives au cinquième étage ouest.»
Des discussions fréquentes ont lieu entre le CSSS et l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie au sujet des mesures de contrôle prises et à mettre de l'avant. Il a été décidé qu'on ne procéderait pas à une deuxième grande désinfection, une des premières étapes du plan de gestion des éclosions. Dans le cas de la présente éclosion, celle-ci avait été effectuée le week-end du 1er et 2 février.
«Nous sommes tenus de faire rapport à l'Agence régulièrement et chaque fois, on nous confirme que nous faisons tout ce qu'on doit faire, précise le Dr Poirier. À ce niveau, c'est rassurant. On a discuté de la possibilité de refaire une grande désinfection, mais on a décidé de ne pas la faire. Ce qu'on voit de plus en plus dans la littérature, c'est que des gens mettent en doute ces grandes désinfections, qui amènent beaucoup de va-et-vient et donc un certain risque, et qu'ils préconisent davantage la désinfection fréquente des zones hightouch.»
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