Richard Leclerc veut créer des liens entre le Parti québécois et des pays africains pour s’inspirer de leurs idées et projets.

Leclerc veut nouer des liens avec l’Afrique francophone

Le Parti québécois doit étendre son réseau de contacts à travers le monde afin de s’inspirer d’idées et de projets de société pour le Québec et de promouvoir son projet indépendantiste, pense Richard Leclerc, le nouveau président du comité des relations internationales de la formation politique.

Des liens solides ont été tissés ces dernières années avec des dirigeants des mouvements indépendantistes en Catalogne et en Écosse, signale M. Leclerc. Les échanges ont été nombreux et fructueux, dit-il. Il estime que le PQ doit continuer son travail de reconnaissance à l’étranger, notamment auprès de pays de l’Afrique francophone.

« On a en face de nous de jeunes pays indépendants. Ils ont traversé des périodes difficiles. Il y a un bouillonnement d’idées, des choses qu’ils veulent changer. Je pense qu’on a des choses à apprendre d’eux. Il faut établir des contacts », explique M. Leclerc, qui a été élu il y a deux semaines lors du Conseil national du Parti québécois à Saint-Hyacinthe.

L’avantage de créer des liens dans des pays africains, soutient M. Leclerc, est que le Parti québécois pourra se rapprocher des Québécois venus de ces pays. « Il y a une importante diaspora africaine chez nous. Il serait intéressant de développer des amitiés avec elle. »

M. Leclerc enseigne le marketing à l’Université Senghor d’Alexandrie, en Égypte, depuis 2008. L’institution, créée en 1990, se définit comme une université internationale de langue française au service du développement africain. Plusieurs de ses étudiants proviennent de pays d’Afrique subsaharienne et du nord du continent. Il veut profiter de ses séjours en Égypte pour leur parler du Québec et du projet d’indépendance. « Ce sont de très belles rencontres avec des jeunes qui représentent l’avenir de leurs pays. Il faut s’intéresser à eux », dit-il.

L’arrivée de M. Leclerc à la tête du comité des relations internationales du PQ n’est pas la première étape d’un retour comme candidat dans la circonscription de Brome-Missisquoi, assure-t-il. Il s’est présenté à trois reprises contre le député libéral Pierre Paradis, encaissant chaque fois la défaite.

Les dirigeants de l’Association du Parti québécois de Brome-Missisquoi travaillent à trouver la personne qui représentera le PQ lors des élections du 1er octobre 2018. Quelques personnes sont dans leur mire, a dit Andréanne Larouche, présidente de l’organisation. Mme Larouche estime que l’investiture du PQ dans Brome-Missisquoi aura lieu avant l’été.