Le Zoo de Granby déplore que de fausses informations soient véhiculées par le Mouvement de libération des animaux.

Le Zoo remet les pendules à l’heure

La manifestation « antispéciste » du Mouvement de libération des animaux, qui a eu lieu dimanche face au Zoo de Granby, fait réagir l’organisme à but non lucratif. Carl Fournier, directeur des soins animaliers, tenait à remettre les pendules à l’heure.

« Si le Zoo était sincère dans sa volonté de protéger les animaux, il aiderait davantage les organismes de protection en Afrique et dans tous les endroits où les animaux sont menacés », avait alors lancé Jude Arsenault, l’organisateur de la manifestation, avant de parler des sentiments des animaux.

« Ce qui nous dérange, c’est que ce sont des informations qui ne sont pas justes. [Les propos de Jude Arsenault] nous démontrent que ces gens-là ne sont même pas au fait de ce qu’on fait parce qu’on est présent dans un projet en Afrique, au Cameroun. Même que, depuis le début de l’été, on a une employée sur place. On est associé avec deux universités dans ce projet-là, avec des organismes mondiaux, avec le gouvernement du pays et c’est nous le porteur de dossier pour un parc où il y a des éléphants, des gorilles et beaucoup d’autres animaux qu’on veut protéger. »

Ce projet d’envergure n’est pas le seul. Il énumère les dossiers locaux dans lesquels est impliqué le Zoo, comme la protection de la tortue molle à épines au lac Champlain, les panneaux d’interprétation dans les Boisés Miner et les dortoirs chauffants pour chauve-souris. C’est sans compter le soutien financier à des organisations de partout dans le monde.

Tourisme et conservation
Les visiteurs du Zoo sont essentiels pour financer ces projets de conservation, assure M. Fournier. « Si les gens ne passent pas un bon moment en famille, ils ne viendront plus et, s’ils ne viennent plus, on n’aura plus les fonds nécessaires qui vont nous servir de levier. Oui, il y a un aspect touristique, mais ces visiteurs supportent nos projets de conservation. »

Par ailleurs, il souligne les 220 M$ que l’Association des zoos et des aquariums, dont est membre le Zoo de Granby, a investis dans la protection d’espèces à risque dans le monde en 2017.

Quant aux sentiments, « il faut faire attention parce que, parfois, les gens vont prêter des sentiments que les animaux n’ont pas réellement, ajoute M. Fournier. Par exemple, le gorille. On fait beaucoup d’associations aux humains parce que c’est un grand primate. On s’attend à ce que les gorilles fassent les mêmes mimiques que nous, explique-t-il. Ce qu’on explique aux gens, c’est que les gorilles n’ont pas les mêmes muscles faciaux que nous et qu’ils ne peuvent pas sourire. »

Il assure enfin que le bien-être des animaux de la collection est au cœur des préoccupations du Zoo.