À elles seules, les visites au crépuscule ont attiré plus de 23 000 visiteurs.

Le Zoo poursuit sa croissance

La relation entre Zoo de Granby et ses visiteurs est au beau fixe. Le succès est donc au rendez-vous alors que pour une énième année consécutive, le jardin zoologique a battu son précédent record d’achalandage. Plus 940 000 visiteurs ont franchi ses portes en 2017, une augmentation de 29 % par rapport à l’année dernière.

« Du jamais vu »: voilà les mots employés par le directeur général du Zoo, Paul Gosselin, qui admet d’emblée que les chiffres ont dépassé ses attentes.

Outre la température clémente de l’été dernier, l’affluence record de visiteurs au Zoo s’explique par la popularité du parc Dinozoo et les soirées «Noctambule» organisées à l’automne dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. À elles seules, ces visites au crépuscule ont attiré plus de 23 000 visiteurs.

Difficile tout de même d’expliquer la recette du succès du Zoo. Son directeur général croit que c’est surtout la diversité de l’offre qui porte ses fruits. « Ce qui nous démarque beaucoup au Québec et dans le monde, c’est notre combinaison entre un jardin zoologique, un parc aquatique et un parc des manèges », dit-il. Cette façon de faire a d’ailleurs permis à l’établissement d’être reconnu au sein de l’IAAPA, l’Association internationale des parcs d’attractions, qui leur a consacré un article dans leur magazine.

« On a des gens qui ont l’intelligence de réfléchir à développer de nouveaux projets immersifs. Ce n’est pas tout d’exposer des animaux, il faut que les visiteurs se sentent bien dans l’environnement qu’on leur présente», souligne M. Gosselin.

Élaine Plamondon (directrice du marketing et des communications), Paul Gosselin (directeur général) et Caroline Fauteux (présidente du conseil d’administration) ont présenté mercredi le plus récent bilan des activités du Zoo de Granby.

Retombées pour la région
L’été demeure évidemment la période la plus occupée pour l’institution, qui y cumule plus de 75 % de toutes les visites enregistrées, mais les activités hivernales ont néanmoins attiré 90 000 personnes. Cela représente une hausse de 50 % sur l’année précédente.

La vente d’abonnements saisonniers a crû de 95 %, ce qui a de quoi impressionner. « Ça permet aux gens d’éviter les périodes de fort achalandage et de venir en début ou en fin de saison », explique Élaine Plamondon, directrice du marketing et des communications au Zoo.

Ces abonnés ne sont pas tous des habitants de la région, a-t-elle souligné. « On a beaucoup de gens de la Rive-Sud et du Vermont: ils viennent de plus en plus loin », précise-t-elle.

Le Zoo de Granby demeure un moteur économique considérable pour les environs. Sur plus de 150 000 visiteurs, « le tiers des visiteurs restent à dormir dans la région et la moitié d’entre eux iront dans des établissements commerciaux », avance Mme Plamondon.

« On est à peu près troisièmes pour une attraction touristique de la sorte au Québec », estime le directeur général du Zoo, Paul Gosselin. Notre principal compétiteur est le Biodôme de Montréal, mais c’est au Zoo que les gens passent plus de temps. »

Circulation difficile
Si le succès du Zoo fait grand plaisir à l’industrie touristique, de nombreux automobilistes s’en plaignent année après année en raison de la difficulté de circuler sur les routes environnantes les journées de forts achalandages. Durant la dernière année, le Zoo a d’ailleurs compté 23 jours où plus de 10 000 visiteurs ont franchi son arche d’accueil.

« Cet été, on s’engage à poser des gestes concrets pour aider. On va installer de la signalisation qui ne va pas tout régler, mais qui devrait donner un coup de pouce. On va essayer de multiplier les cases de stationnement pour accueillir tout ce monde-là », avance M. Gosselin.

« Il pourrait avoir certaines sections de la 139 qui seraient élargies ou qui auraient une voie dédiée, mais on n’a pas encore de garanties du ministère des Transports », rappelle le directeur général, qui entrevoit également de faire modifier la configuration des guichets d’accès.

« Quand on passe de 5000 abonnés à 40 000 abonnés, il faut trouver une façon pour que ces gens-là rentrent rapidement. La configuration qu’on a actuellement date d’une quinzaine d’années et ce n’est plus adapté aux moyens technologiques », indique M. Gosselin.

Investissements
Étant un organisme à but non lucratif, les profits du Zoo seront réinvestis dans ses activités. « On vise à mettre 3 % de notre budget annuel dans des programmes de conservations, pour l’instant on a environ 2 %. C’est ce que les grands zoos du monde font », explique M. Gosselin.

« On vise à développer plus d’attraits intérieurs pour être plus indépendants des conditions météorologiques », avance aussi le directeur général. Le Zoo prévoit bonifier le parc Dinozoo avec l’ajout de « nouvelles expériences technologiques ».

Pour une première année, le Zoo est ouvert les fins de semaine au printemps en attendant la saison estivale, qui débutera le 9 juin.

L’organisme refuse de dévoiler ses prévisions pour l’année à venir. « C’est quand même une grande hausse et on est plutôt étapistes. On s’était fixé un objectif qui est moindre que ça, mais c’est sûr qu’on vise à maintenir ces statistiques », indique Paul Gosselin.