L’Halloween est à nouveau célébrée au Zoo de Granby, après avoir fait une pause durant deux ans pour permettre la présentation d’une activité nocturne.

Le Zoo de Granby opte pour l'Halloween plutôt que Noctambule

Après avoir proposé durant deux automnes consécutifs une expérience nocturne, le Zoo de Granby a décidé de mettre une croix sur ce type d’activité pour revenir à une formule qui a fait ses preuves, soit celle où l’Halloween est célébrée sur l’ensemble du site.

Citrouilles, déguisements et frissons y sont à l’honneur depuis les premiers week-ends d’octobre et le seront jusqu’au 3 novembre.

« Cette année, on avait un budget qui nous permettait de faire des décors, de l’animation, un spectacle de mascottes vraiment thématisé pour les enfants, un labyrinthe en balles de foin. On ne réinvente pas la roue. Mais, en même temps, c’est un produit qui nous ressemble, axé sur nos animaux. On a des fun facts un peu partout sur le site qui parlent des animaux versus l’Halloween », fait valoir le directeur de la Fondation du Zoo et du développement des affaires, Benoit Chabot.

Le Zoo de Granby avait annoncé le printemps dernier son désir de réviser la formule de Noctambule, le spectacle multimédia automnal présenté en soirée au cours des deux dernières années. Un constat s’est toutefois imposé : les résultats n’ont pas été à la hauteur des investissements générés.

Bref, résume M. Chabot, « en n’étant ouvert que les fins de semaine, même si le produit était super bien, on n’avait pas assez de journées d’opération pour justifier l’investissement ».

Pas facile non plus de miser sur les animaux en soirée. « La clientèle est très exigeante quand elle vient au Zoo. Elle veut voir des animaux. Mais ce n’est pas évident le soir. L’animal dort et, d’un point de vue bien-être animal, on ne veut pas éclairer tout l’habitat et perturber son cycle », relève le directeur de la Fondation et du développement des affaires.

Efforts ailleurs

À la lumière de cette analyse, le Zoo de Granby a ainsi décidé de consacrer ses efforts à ses activités principales. Et il n’est pas prévu, du moins à court et moyen terme, de récidiver avec une expérience de soirée, dit Benoit Chabot.

« Les gens viennent au Zoo pour voir des animaux. On ne se battra pas avec ça. Et l’automne, le jour, c’est magnifique. On a aussi thématisé l’Amérique du Sud, avec les couleurs de la Catarina [NDLR : figure mexicaine de la mort], un peu à la film Coco. Les enfants trouvent ça magnifique quand ils entrent dans le temple », relève-t-il.

Les investissements importants prévus dans le cadre du plan directeur de l’institution zoologique visent d’ailleurs à poursuivre la bonification de l’offre hivernale. « Quand on bâtit un pavillon, on pense toujours à la saison hivernale pour que nos animaux soient visibles. Ça va être le cas avec les rhinocéros et les hippopotames. Les lions vont aussi être visibles cet hiver pour la première fois », note Benoit Chabot.

Ouvert pratiquement à l’année, le Zoo n’est désormais fermé que du début novembre jusqu’au lendemain de Noël. Mais il n’est pas exclu que la thématique de cette fête soit célébrée également dans quelques années. « On y va par étape », avance le directeur.

Baisse d'achalandage 

Une baisse d’achalandage a par ailleurs été observée sur les prévisions durant la saison estivale. Mais rien d’alarmant, affirme Benoit Chabot. « C’est quand même la troisième meilleure saison du Zoo depuis son existence », dit-il en précisant que les marques à battre ont été établies en 2017 et en 2018.

L’arrivée des dinosaures, grandeur nature et animés, il y a un peu plus de deux ans a eu un effet monstre sur la popularité de l’attraction touristique. Les dinos disparaîtront toutefois du paysage dans quelques semaines.

Les beaux week-ends d’automne ont aussi incité plusieurs personnes à converger vers le Zoo. « La fin de semaine dernière, on a eu près de 15 000 visiteurs en trois jours. C’est excellent pour l’automne », se réjouit M. Chabot.