Mercredi se tenait l’inauguration officielle du nouveau pavillon pour le volet Affaires et événements du Zoo de Granby et de ses deux salles. ­

Le Zoo de Granby dévoile son nouveau pavillon

Lumières, écrans géants, boiseries, bars, plancher de danse et terrasse extérieure. Le nouveau pavillon du volet Affaires et événements du Zoo de Granby a dévoilé ses charmes lors de l’inauguration officielle tenue sous la forme d’un 5 à 7 VIP.

Avant l’arrivée des convives, Paul Gosselin, directeur général du Zoo de Granby, a offert un tour des lieux aux représentants des médias, expliquant et présentant fièrement chaque installation et son utilité.

Tout, de la nouvelle cuisine centrale cinq fois plus grande que l’ancienne située au Refuge jusqu’à la cage d’escalier aux appliqués d’animaux colorés, a été méticuleusement construit afin d’offrir un lieu aux corporations, entreprises, ou tout autre groupe désirant tenir leur événement au Zoo de Granby, comme des mariages, des bals de finissants ou des partys de Noël.

Les deux nouvelles salles du pavillon — la salle Mumba au rez-de-chaussée et la salle Nairobi au 1er étage — peuvent accueillir respectivement 300 et 500 personnes. Les noms des salles ont été attribués en mémoire de deux grands pensionnaires du Zoo de Granby, Mumba, le célèbre gorille décédé en 2008, et feu Nairobi, le lion à la crinière légendaire.

Tout a été méticuleusement construit afin d’offrir un lieu aux corporations, entreprises, ou tout autre groupe désirant tenir leur événement au Zoo de Granby, comme des mariages, des bals de finissants ou des partys de Noël.

Conservation et recherche

« Le projet, qui a coûté 4,2 millions $, va nous permettre de générer environ 2,3 millions $ par année dans les premières années », indique M. Gosselin.

« Le Zoo étant un organisme à but non lucratif et une richesse collective, l’entièreté de nos revenus sera réinvestie dans notre mission », précise-t-il. Mission qui se reflète dans leur nouveau slogan, deux mots écrits en grosses lettres au sein du pavillon : « Aimer. Préserver. »

« Parce qu’on commence par aimer, et qu’ensuite de ça, on veut en prendre soin », image Paul Gosselin.

Les fonds recueillis par ce nouveau projet de pavillon Affaires et événements permettront au Zoo d’investir en recherche et en conservation, « comme on le fait en Afrique, et comme on le fera bientôt en Amérique latine au niveau de la faune ailée. »

« On a investi un montant record dans la recherche l’an passé. L’Association nord-américaine des zoos et des aquariums est venue nous placer sur la liste des 25 zoos qui investissent le plus dans des projets de recherche et de conservation », souligne le directeur général.

Par exemple, toujours dans le but de préserver et de protéger, le Zoo veut poursuivre ses travaux avec les chauves-souris.

« On a été certifié par le gouvernement comme un refuge. On a perdu près de 98 % de la population des chauves-souris au Québec. Quand les gens en trouvent, ils vont nous les amener et on va les prendre en mode refuge pour la période froide, puis on va les réhabiliter pour l’été suivant. L’an passé, on en a retourné près d’une centaine en nature. »

Les nouvelles activités commerciales du pavillon, soutient M. Gosselin, permettront non seulement de poursuivre la recherche et de renforcer le volet éducatif auprès des jeunes sur les espèces menacées, mais elles auront aussi une grande retombée économique dans la région, notamment en terme de location de chambres et d’achat local.

« Le Zoo a des retombées d’environ 50 millions $ annuellement pour la région », mentionne M. Gosselin

D’ici quelques mois, les visiteurs pourront également voir une modernisation de l’habitat des rhinocéros et, à l’été 2020, de celui des hippopotames, deux autres projets porteurs du Zoo.

Le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin, était fier de dévoiler les lieux.

Une touche unique

Au 5 à 7 de l’inauguration officielle, M. Gosselin pouvait sentir toute l’émotion et l’effervescence des employés qui s’affairaient à préparer bouchées, popcorn et tables pour les 260 invités attendus.

Par ailleurs, Stéphane Fallu, humoriste et animateur de l’émission Refuge animal, a offert deux numéros portant sur les animaux.

Comme autres invités spéciaux, un boa et un paresseux étaient également de la soirée.

« Dans nos données et sondages, on voit qu’on attire des gens des régions comme Montréal et Québec qui viennent en mode corporatif louer une salle, parce que c’est le Zoo. On offre une touche animalière qui est unique. Ils viennent pour l’effet magique du Zoo. »

Le Zoo de Granby peut maintenant offrir au total 14 salles et terrasses de différentes tailles et allures à sa clientèle d’affaires et événementielle. Cette clientèle représente 6,5 % des revenus globaux du Zoo, soit un chiffre avoisinant 1,7 million $.

De multiples configurations sont possibles avec les nouvelles salles Mumba et Nairobi. Par exemple, un rideau permet de séparer la salle Mumba et une option carboneutre est disponible sur demande. Le nouveau pavillon est également connecté avec le parc aquatique et le nouvel habitat des lions, qui, on le rappelle, a nécessité un investissement de près de trois millions $.

Déjà, ce vendredi 22 novembre, les employés du Zoo de Granby pourront profiter et tester le nouveau pavillon dans le cadre de leur party de Noël.

Jusqu’aux Fêtes, il n’est plus possible de louer les nouvelles salles, qui commencent déjà également à se remplir pour l’année 2020.