Le passage de la région en zone rouge survient alors que le Zoo de Granby vient de clore une saison automnale qui lui a permis de «tirer son épingle du jeu».
Le passage de la région en zone rouge survient alors que le Zoo de Granby vient de clore une saison automnale qui lui a permis de «tirer son épingle du jeu».

Le Zoo de Granby a tiré son épingle du jeu

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le passage de la région en zone rouge survient alors que le Zoo de Granby vient de clore une saison automnale qui lui a permis de « tirer son épingle du jeu ». Les heures de travail des employés doivent toutefois être réduites, dans la situation actuelle, selon le directeur général, Paul Gosselin.

« C’est sûr qu’on ne roule pas sur l’or. Il faut se mettre en mode confinement et gérer, encore une fois, comme en mars et en avril derniers. On maintient les services essentiels, avec les gardiens et les vétérinaires, pour assurer les soins aux animaux. Mais du côté administratif, on travaille avec des heures réduites », précise M. Gosselin.

Dans les faits, l’entrée en vigueur du palier d’alerte maximale (zone rouge) jeudi dernier n’a pas d’impact, du moins à court terme, sur l’ouverture de l’endroit au public. Le Zoo est habituellement fermé à cette période-ci de l’année.

La réouverture est prévue pour la saison hivernale, le 26 décembre prochain. Le DG est d’ailleurs confiant de pouvoir accueillir les visiteurs, comme prévu, même si l’Estrie devait encore être en zone rouge.

« Ça reste à déterminer avec le ministère, mais on pourrait peut-être y aller avec les mêmes conditions que les centres de ski. Il n’y a pas de promesse sur le fait qu’on sera ouvert ou pas. Mais on va peut-être être en mode activités de plein air, où on visite le Zoo en circulant à l’extérieur des bâtiments. On essaie de voir si on pourrait quand même utiliser nos bâtiments intérieurs, mais de façon très restreinte, pour que les gens puissent avoir un service minimal. Il n’y a rien de joué encore », précise Paul Gosselin.

Belle finale

Chose certaine, le directeur général estime que le Zoo a eu de la « chance » d’être en zone orange durant l’automne. « Les autres institutions zoologiques, aquariums, et même les attractions touristiques en zone rouge, ont été obligés de fermer. Nous, nos opérations étaient maintenues les week-ends, avec les contraintes de la pandémie. Ce n’était pas un gros achalandage. Mais, somme toute, ça a été pas si mal », évalue M. Gosselin.

Le directeur général, Paul Gosselin, estime que le Zoo de Granby a eu de la «chance» d’être en zone orange au cours de l’automne.

À l’origine, la fermeture du Zoo était prévue le 1er novembre dernier. Mais la décision de demeurer ouvert a été prise à la dernière minute, avec les conditions météo quasi estivales annoncées pour la fin de semaine dernière.

« On l’a annoncé sur nos réseaux sociaux sans grande publicité. On a quand même eu 3300 visiteurs au total samedi et dimanche. Ce qui est plus que meilleur dans le contexte de la COVID. (...) Les gens étaient respectueux des consignes sanitaires: la distanciation, le port du masque, la désinfection des mains avant d’entrer dans les pavillons », dit Paul Gosselin.

Alors que certains, dont le maire de Granby, Pascal Bonin, ont affirmé que la région a été envahie la fin de semaine dernière par des citoyens des zones rouges, le DG souligne que plusieurs Granbyens et résidants de la région ont franchi les tourniquets du Zoo. « On sensibilisait les gens à ne pas se déplacer entre les régions dans nos publicités. Avec ce qu’on a pu voir et sentir, les gens venaient principalement de la zone orange. Mais il a pu y en avoir des zones rouges, comme il y en a eu partout », dit-il.

De Granby à Saskatoon

Si les activités et événements corporatifs sont encore « à zéro » au Zoo de Granby, le volet éducation a pour sa part développé des ateliers en visioconférence qui se révèlent très populaires. Bref, si la Zoomobile ne peut pas aller à la rencontre des jeunes dans les écoles, le Zoo a trouvé une autre façon de se rendre jusqu’à eux.

« Ce ne sont pas des capsules pré-enregistrées, mais vraiment des rencontres live, avec des gardiens et des biologistes. Les réservations explosent de belle façon », se réjouit Paul Gosselin.

Selon lui, ce type d’activité sera d’ailleurs appelé à se poursuivre, même lorsque la pandémie sera chose du passé. « On peut aller aussi loin qu’à Saskatoon. On a fait un atelier en Saskatchewan pour une école francophone », fait-il valoir.

La réouverture est prévue pour la saison hivernale, le 26 décembre prochain. Le DG est d’ailleurs confiant de pouvoir accueillir les visiteurs, comme prévu, même si l’Estrie devait encore être située en zone rouge.

Selon M. Gosselin, cette nouvelle activité génère une « petite source de revenus ». « Mais ça nous permet surtout d’agir en fonction de notre mission. La visioconférence nous permet de rester dans la pensée des gens et de continuer à éduquer et sensibiliser sur le monde animal », souligne-t-il.