Patrick Paré, directeur de la conservation et de la recherche au Zoo.

Le Zoo appuie le projet du Parc des sommets

Les bonnes nouvelles se succèdent pour l'équipe qui chapeaute la campagne du Parc des sommets de Bromont. Après avoir reçu le soutien financier de Desjardins vendredi dernier, voilà que le Zoo de Granby propose de développer les volets « recherche, éducation et interprétation » au sein de l'éventuelle aire protégée.
Le DG du Zoo, Paul Gosselin.
Pierre Vinet, membre de l'exécutif de la campagne du Parc des sommets.
« On travaille très fort pour garder le momentum. Aller chercher un important appui comme le Zoo, c'est une excellente nouvelle », a confié en entrevue Pierre Vinet, membre de l'exécutif de la campagne de financement.
« Nous appuyons entièrement cette démarche de création d'un parc de rayonnement régional qui permettra de conserver la dernière forêt intacte d'importance sur le massif du mont Brome tout en permettant une vaste gamme d'activités de nature et d'aventure. Ce parc viendrait ajouter un atout de taille à l'offre touristique de la région », peut-on lire dans la lettre de soutien du Zoo.
Le président de Protégeons Bromont, Bertrand Lussier voit dans ce partenariat une « opportunité » de rayonnement à grande échelle de l'initiative d'aire protégée. « J'opère au moins une fois par an des animaux du Zoo de Granby, a indiqué le chirurgien vétérinaire. C'est une organisation dont la réputation dépasse largement les frontières du Québec. C'était incontournable d'établir les bases d'une collaboration avec eux. Ça s'est fait tout naturellement. »
Aide de Québec attendue 
La somme globale pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8, s'élève à 8,25 millions, en raison des taxes de vente applicables puis de la création d'un fonds de gestion pour la protection à long terme.
À ce jour, les partenaires dans cette initiative, soit Protégeons Bromont, la Société de conservation du mont Brome, Corridor Appalachien, les Amis des sentiers de Bromont et Conservation de la nature Canada, ont recueilli près de 620 000 $ en dons privés et en engagements, sur un objectif d'un million. De son côté, Bromont souhaite contribuer au projet à hauteur de 2,75 millions.
Le groupe compte recevoir 3,5 millions du gouvernement provincial et un million d'Ottawa. En ce sens, une demande de subvention de 2,8 millions doit être déposée par des partenaires du projet, de concert avec la Ville auprès du ministère du Tourisme. La décision de Québec est attendue d'ici octobre. 
Espèces menacées
Le partenariat avec le Parc des sommets est une occasion de poursuivre la mission du Zoo sur le terrain, a fait valoir le directeur général, Paul Gosselin. « Si l'acquisition du site est faite, on mettra notre expertise à profit en participant au volet éducation, interprétation et recherche dans le milieu naturel des animaux. On a des projets un peu partout [dans le monde]. Mais je veux qu'on mise avant tout localement. » 
Cette collaboration se traduirait notamment par un recensement d'espèces animales en péril. « On a proposé de faire l'inventaire au niveau des chauves-souris. On nous a aussi mentionné qu'il y a des salamandres pourpres dans cette zone. C'est une espèce qui nous intéresse particulièrement », a mentionné Patrick Paré, directeur de la conservation et de la recherche au Jardin zoologique.
Les spécialistes du Zoo ont également suggéré de participer à l'aménagement du site de 150 hectares, a indiqué le DG de l'organisation. « Les membres de l'équipe du Zoo compléteraient l'expertise de nos nombreux partenaires sur le terrain, s'est réjoui Bertrand Lussier. Ils pourront nous aider à minimiser les impacts sur les espèces floristiques et animales. »