Mélissa de La Fontaine lance son premier livre: Tendre vers le zéro déchet.

Le zéro déchet expliqué de A à Z

Il y a tant à dire sur le mouvement zéro déchet qu’une de ses pionnières a décidé de publier un des premiers livres québécois sur le sujet. Mélissa de La Fontaine a couché sur papier des années d’expérimentations et de conseils pour se tourner vers le zéro déchet, un mode de vie qu’elle a embrassé en 2013.

Tendre vers le zéro déchet, qui paraîtra le 10 mai chez les Éditions La Presse, est le fruit de plus de deux ans de travail. Les médias ont commencé à s’intéresser à Mélissa de La Fontaine, qui a grandi à Granby, en 2015. Après ses premières apparitions à la télévision, elle a été invitée à donner une, puis deux, puis cinq conférences. Depuis, elle transmet régulièrement ses connaissances devant public.

« Ça fait longtemps que ça me tente d’écrire un livre. J’aime ça trouver des solutions zéro déchet. Pendant des années, j’en ai cherché et j’adore les partager. Dans les conférences, je n’ai jamais assez de temps pour tout dire, constate la jeune femme, en entrevue avec La Voix de l’Est. C’est pour ça que j’ai eu le goût de faire un livre. Parce que je peux tout mettre et parce que les gens peuvent prendre leur temps. »

Son écriture donne l’impression qu’elle parle aux lecteurs comme une amie. Il n’y a aucune condescendance et le ton moralisateur est totalement exclu.

Le livre permet de multiplier les voies de communication et de rejoindre plus de monde.

Pas que pour les convaincus

« Ma mère m’a toujours dit que la société réagit de trois façons différentes par rapport à un nouveau mouvement », raconte-t-elle. Le premier groupe est partant dès le départ, le deuxième groupe attend de voir ce qui se passe et, si ça se passe bien, ils vont y aller, le troisième groupe ne bouge pas à moins d’y être contraint — par une loi, par exemple. 

« C’est le deuxième groupe que j’espère aller chercher avec mon livre, indique Mme de La Fontaine. J’espère que les gens n’auront pas peur du zéro déchet et vont décider d’y aller un pas à la fois, à leur rythme, parce que tout le monde peut le faire. »

Elle donne des conseils et même des recettes pour toutes les pièces de la maison. La nouvelle auteure se base sur son vécu pour transmettre les solutions qu’elle a trouvées au fil du temps.

Solutions concrètes

Le mouvement rejoint de plus en plus d’adeptes, les problèmes environnementaux ayant longtemps été martelés sans qu’aucune solution ne soit proposée aux citoyens, souligne Mme de La Fontaine. « Souvent, les gens vont rester dans le déni parce que c’est plus facile et ils se sentent impuissants. Le zéro déchet est la solution [pour eux]. »

Mélissa de La Fontaine propose des solutions toutes simples dans son bouquin.

« C’est sûr qu’il y a eu des solutions plus dures à trouver, explique celle qui a laissé tomber son emploi en cinéma pour se consacrer à l’environnement. Ce qui est le fun aujourd’hui, c’est que l’offre est de plus en plus grande. Par exemple, au début je pouvais trouver des produits secs en vrac, mais les produits laitiers ne se trouvait pas en vrac — les laits végétaux ne se trouvent toujours pas, mais le lait de vache oui. Mais là, vu que la demande augmente beaucoup, l’offre augmente aussi. »

En plus de commerces locaux qui font dans le zéro déchet, des grandes surfaces acceptent maintenant les contenants réutilisables, par exemple. « Chaque pas de plus me remplit de joie et de bonheur ! », dit-elle.

Consommation responsable

« L’idée du zéro déchet est de réduire à la source, prévient Mme de La Fontaine. Le but est de consommer moins, puis de consommer mieux. Par exemple, on n’a pas besoin de paille pour boire. » Elle rappelle dans son livre les cinq règles pour bien commencer le zéro déchet. La première est de refuser les produits à usage unique et tout ce dont la personne n’a pas besoin. Deuxièmement, il s’agit de réduire sa consommation de biens et de se tourner, si le besoin réel d’un objet se manifeste, vers les articles de seconde main.

La troisième règle est de réutiliser tout ce qui peut avoir une deuxième ou troisième vie, comme les bocaux de verre. Ils peuvent par exemple servir dans les épiceries de vrac.

Le recyclage et le compostage viennent en quatrième et cinquième position.

Mélissa de La Fontaine a également cofondé Incita pour accompagner, outiller et mobiliser les organisations dans leur transition.