Rick Favreau et Ariane Bonneville-Hébert, propriétaire du Verger Cammia, ont remporté la bourse de la relève agricole de la MRC de Rouville

Le Verger Cammia vise l’excellence

La MRC de Rouville a profité du temps des récoltes pour remettre sa bourse de la relève agricole au Verger Cammia, situé à Rougemont. L’entreprise remporte ainsi son pari et repart avec 10 000 $ à investir dans son projet.

Ariane Bonneville-Hébert et Rick Favreau, les propriétaires du verger, font l’acquisition d’un petit coussin monétaire afin de les aider dans leur production de camerises, un produit en émergence au Québec puisque sa collecte a débuté en 2007 dans la province.

L’aide financière offerte aux lauréats permettra de réaliser la troisième phase de leur projet de plantation auquel se greffera un système d’irrigation. Cette étape vise à augmenter le nombre de camérisiers. Les entrepreneurs ajouteront ainsi 1400 plants supplémentaires dès l’automne prochain afin de gonfler leur récolte.

De plus, l’acquisition d’une aide-récolteuse et d’un appareil vibrant facilitant la cueillette du petit fruit pourra se concrétiser.

La passion qu’ils partagent pour cette baie se fait sentir. Leur vision commune pour atteindre la perfection n’est pas à contredire. « On vise l’excellence, rien de moins! », affirme Ariane Bonneville-Hébert.

Le nom du verger a une signification importante pour eux. Il s’agit d’un mélange entre camerise et Mia, le prénom de leur fille décédée. La date de son départ, le 22 juin, est d’autant plus éloquente puisqu’il s’agit du moment de la maturité du petit fruit. « C’est venu nous chercher davantage », affirme la jeune femme.

Le fait de posséder le verger a énormément aidé le couple à passer au travers de leur deuil. « Une thérapie par la terre », c’est de cette façon qu’Ariane et Rick voient les choses. Travailler dans les champs leur a donné un objectif à atteindre.

Commencement

L’entreprise a été fondée en 2017. Au départ, les terres derrière leur maison ne leur appartenaient pas. Un producteur y tenait une culture maraîchère. L’idée de se risquer en agriculture a alors germé dans leur esprit et ils ont décidé de prendre possession du terrain.

« On a d’abord pensé à se lancer dans cette production, mais on nous a mentionné que les fruits étaient plus propices à produire à Rougemont », explique Ariane.

Les pommes représentaient un choix logique, mais ils voulaient diversifier le marché local. Ils ont eu le goût d’innover et ont finalement choisi d’exploiter la camerise.

Avant qu’ils ne se dédient corps et âme à la tâche ardue de l’agriculture, ce projet n’était qu’un « à côté ». Les circonstances les ont toutefois amenés à s’investir dans leurs champs à temps plein. Aujourd’hui, cet investissement s’avère payant.

Un secteur économique important

L’économie rurale demeure une pierre angulaire du développement économique dans Rouville. La bourse est donc financée par le Fonds d’aide à la relève agricole, qui vise notamment à supporter l’établissement de la jeunesse en agriculture en valorisant la formation, le mentorat et en soutenant les jeunes agriculteurs dans leur programme d’affaires.

« On découvre beaucoup de nouveautés avec les projets proposés », indique Jaques Ladouceur, préfet de la MRC de Rouville.

De plus, Claire Samson, députée d’Iberville, souligne la difficulté à décerner le prix plus les années avancent. La relève agricole est excellente sur le territoire de Rouville.

Pour participer au processus, les entrepreneurs doivent être âgés de 18 à 40 ans. Une année d’expérience dans le domaine agronomique est aussi nécessaire et ils doivent faire de l’agriculture pour au moins deux autres années. Il s’agit de la neuvième édition de la bourse. Parions qu’elle sera maintenue pour les années à venir.