Responsable d'une odeur persistante, le nouveau tapis de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier, à Granby, sera remplacé la semaine prochaine.

Le tapis malodorant de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier sera remplacé

Les usagers de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier ont probablement noté une odeur persistante depuis la fin des travaux de réaménagement de l'endroit. Responsable de ce parfum inapproprié, le nouveau tapis sera remplacé prochainement.
« On n'est pas chanceux. C'est arrivé une ou deux fois ailleurs. Et là, ça tombe sur nous. C'est un défaut de fabrication du tapis. Le fabricant va le remplacer gratuitement. Ça ne va rien coûter. C'est compris dans la garantie. Ils vont enlever le tapis existant et en installer un autre », a expliqué mercredi le maire de Granby, Pascal Bonin.
Ces odeurs ont suscité des plaintes récurrentes des usagers depuis la réouverture de la bibliothèque, en novembre dernier, reconnaît le directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire à la Ville, Patrice Faucher. Certains ont évoqué des maux de tête, d'autres, des maux de coeur.
Dans les circonstances, la Ville a fait réaliser une expertise, explique M. Faucher. Le rapport du fabricant, Forbo, complété par un laboratoire indépendant, a statué « qu'il n'y a rien de toxique, rien qui a pu mettre en cause la santé des utilisateurs ou du personnel », dit M. Faucher. 
Les travaux, qui pourraient s'étirer sur une dizaine de jours, seront réalisés à compter de lundi prochain et n'entraîneront pas la fermeture de l'endroit. Les tapis seront en fait remplacés par section. Les services seront ainsi maintenus, sauf dans la section où les travaux seront effectués. 
« Ça crée un peu de dérangement pour les gens de la bibliothèque, reconnaît le maire Bonin. Mais on ne la ferme pas. C'est sûr que ce n'est pas l'fun, mais d'un autre côté, il n'y a pas de frais et la compagnie prend ses responsabilités. »
Ajustements 
La bibliothèque municipale a fait l'objet d'un projet de rénovation de 2,3 millions $ l'an dernier. L'endroit a été fermé durant cinq mois. Tout a été revu : la disposition des lieux, la décoration, le mobilier, l'éclairage, les postes informatiques, de même que les espaces jeunesse et de détente. 
Mais plus de cinq mois après la réouverture, la bibliothèque est encore en période de rodage. Et ce n'est pas terminé. La machine à café par exemple a des ratés. Le système de prêts de liseuses ne fonctionne pas encore. « Il reste de la configuration à faire. Parfois, on doit travailler avec des fournisseurs. Mais on y va par priorités. Au début, c'étaient les bornes (d'autoprêts) et la chute (de livres intelligente). Il y a eu des ajustements à faire. Ensuite, ça a été la gestion des postes Internet, des photocopieurs. (...) On se donne une année de rodage. Il y a des équipements qui ne fonctionnent pas comme ils devraient, mais on y travaille », assure Patrice Faucher.
Un appareil de chauffage mural, pourtant couramment utilisé dans les lieux publics, dit M. Faucher, a aussi causé des brûlures à un bambin qui y a apposé les mains. Des mesures ont depuis été prises pour contrôler la température et éviter qu'elle soit trop élevée.
À la suite de commentaires formulés, des patères ont été ajoutées. Même chose avec les paniers qui permettent aux usagers de porter les livres qu'ils choisissent. 
À venir
Le maire Bonin estime néanmoins que cette transformation représente « un succès retentissant ». Prévu dans le budget initial, l'aménagement extérieur en façade de l'édifice qui a pignon sur la rue Dufferin devrait être complété au printemps. 
Le nombre de postes informatiques pourrait encore être revu à la hausse, alors qu'ils affichent souvent complet. Des demandes de subventions en ce sens devraient être faites, dit Patrice Faucher. 
Selon lui, l'achalandage est à la hausse. Les groupes scolaires se font plus nombreux. Et les ados sont plus présents qu'auparavant, a-t-il été noté.