Le Superclub Vidéotron de Granby situé au 574 Principale fermera ses portes après avoir liquidé tous ses produits.
Le Superclub Vidéotron de Granby situé au 574 Principale fermera ses portes après avoir liquidé tous ses produits.

Le Superclub Vidéotron de Granby fermera bientôt ses portes

Le Superclub Vidéotron, qui avait pignon sur la rue Principale à Granby, fermera bientôt définitivement ses portes. «Ça fait un bout qu’on savait que ça s’en venait, indique la gérante du magasin depuis 2011, Kristina Croteau. Mais ça fait un petit pincement au coeur quand même».

Étant donné que le bail arrivait à échéance en juin, et que depuis environ trois ans, le service de location fonctionnait moins bien, le propriétaire du magasin depuis une dizaine d’années, Danny Morier, a pris la décision de ne pas renouveler le bail et de fermer les portes, après avoir liquidé tous ses articles.

Avant de fermer pour de bon, le Superclub Vidéotron situé au 574 rue Principale sera ouvert à partir du 4 mai, du lundi au samedi, de 11h à 18h, pour deux ou trois semaines, afin de vendre tout ce qu’il contient: jeux vidéo, DVD, Blueray, séries télé, toutous, bonbons. Les films «nouveautés» seront au coût de 3 pour 20$, ou 3 pour 30$. De plus, il sera possible d’acheter 3 jeux pour le prix de 2.

Des consignes de sécurité seront mises en place ainsi qu’un nombre limite de personnes à l’intérieur du magasin.

À noter également que la boutique de service Vidéotron qui se trouvait entre les murs du 574 Principale est quant à elle fermée définitivement.

Nostalgie

Certes, le magasin de location va manquer à plusieurs Granbyens, qui venaient y flâner pour choisir un film à écouter en famille ou acheter des DVD, des jeux, des toutous, des bonbons et même du popcorn.

«Quand j’étais jeune, j’allais au club vidéo à côté de chez moi. Moi et mes soeurs, on choisissait un film qu’on allait regarder en famille. C’était un moment précieux, poursuit Mme Croteau. La génération de nos enfants ne connaîtra pas ce petit plaisir. J’aime avoir le boitier du DVD entre mes mains, et me déplacer physiquement entre les allées pour choisir quoi regarder.»

Encore, certains se souviendront d’aller louer une cassette de jeu vidéo de Nintendo 64, ou encore un vieux film d’horreur en VHS. «C’est la fin d’une ère», dit la gérante.

Avec l’arrivée de Netflix et l’avènement du streaming, les enfants se retrouvent avec un choix infini à portée de manette, et les gens ne se déplacent plus dans les clubs pour aller louer des DVD.

«Beaucoup de personnes téléchargent aussi des films illégalement, mais ils ne comprennent pas que c’est le gagne-pain de quelqu’un, quelque part, et que ça a coûté de l’argent. L’art n’est pas gratuit», plaide Kristina Croteau, qui travaille également à la bibliothèque municipale.

Quand cette dernière a commencé à travailler, en 2011, il y avait plus de 200 Superclub Vidéotron à travers la province. Il en reste, selon elle, seulement une vingtaine.