La nouvelle interdiction de stationnement aux abords du Centre Providence à Granby est problématique pour les employés qui y travaillent. Ils ont déposé une pétition à la Ville de Granby.
La nouvelle interdiction de stationnement aux abords du Centre Providence à Granby est problématique pour les employés qui y travaillent. Ils ont déposé une pétition à la Ville de Granby.

Le stationnement problématique pour les employés du Centre Providence

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
La nouvelle interdiction de stationnement aux abords du Centre Providence à Granby ne fait pas le bonheur des employés de l’endroit, qui doivent désormais garer leur voiture quelques rues plus loin. Comme ils effectuent plusieurs déplacements au cours d’une journée, cela se traduit par la perte d’un «temps précieux» en soins à la population, dénoncent-ils.

Près d’une centaine d’entre eux ont signé une pétition, déposée lundi soir au conseil municipal de Granby, pour tenter de sensibiliser les élus à cette problématique.

Des plaintes déposées à répétition au cours des dernières années par des résidants des rues Providence et Louis-Hébert notamment seraient à l’origine des nouvelles interdictions de stationnement, en vigueur depuis le 9 octobre dernier. La Ville a mis en place cette solution, à la suite de discussions avec le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, dont le Centre Providence est un de ses points de service, ainsi que des citoyens du quartier.

«Ils n’ont jamais pensé à parler aux gens qui travaillent au niveau des services en santé mentale au Centre Providence», déplore Dany Lamoureux, qui y oeuvre comme psycho-éducateur.

Celui-ci et sa collègue infirmière Véronique Jacques ont fait valoir, lors de la séance du conseil municipal, que le stationnement du Centre Providence, situé à l’angle de la rue Providence et du boulevard Leclerc Est, ne compte que 53 espaces. Et l’achat d’une vignette de stationnement ne garantit pas à ses détenteurs qu’ils auront un espace. D’où la nécessité pour certains de se garer dans les rues avoisinantes.

Comité conjoint

Selon Mme Jacques, la majorité des soins offerts par le Centre sont liés à la santé mentale pour enfants et adultes. «En général, les soins apportés par les intervenants se font par des visites à domicile. Au total, c’est tout près d’une centaine de personnes qui travaillent au Centre Providence, dont environ 80 intervenants psychosociaux qui ont à sortir plusieurs fois par jour pour se rendre à domicile», souligne-t-elle.

Cette dernière et Dany Lamoureux estiment que le problème n’a été que «déplacé», alors que les travailleurs doivent maintenant se garer dans les rues Savage ou Mullin. «C’est probablement les habitants des rues autour, où on nous a déplacé, qui vont commencer à se plaindre des allers et retours qu’on faits», dit Mme Jacques.

«Ils n’ont jamais pensé à parler aux gens qui travaillent en santé mentale au Centre Providence», déplore Dany Lamoureux, qui y oeuvre comme psycho-éducateur.

La construction de la future maison des aînés, prévue sur le terrain boisé du Centre Providence, augmentera aussi la circulation dans le secteur, relève l’infirmière.

Les signataires de la pétition suggèrent ainsi qu’un comité conjoint, sur lequel pourraient siéger des représentants des employés, de l’employeur et de la Ville, soit mis en place afin de trouver des solutions à cette problématique.

pris

«J’ai eu l’impression d’être pris en sandwich ce soir [lundi], a laissé tomber le maire Pascal Bonin aux médias, au terme de la récente séance du conseil municipal. Je comprends ces gens-là, qui sont des employés, mais leur représentant, c’est le CIUSSS. Et il était assis à la table avec les citoyens et la Ville. Une décision a été prise, mais ce n’est pas la bonne. Je trouve ça difficile.»

Selon lui, le CIUSSS de l’Estrie, comme tout propriétaire d’immeuble a la responsabilité de gérer son stationnement. Il y a ainsi une portion de la problématique qui n’est pas du ressort de la Ville, estime-t-il.

Mais la pétition déposée sera analysée, assure-t-il. Le comité de circulation, présidé par le conseiller municipal Robert Riel, pourrait à nouveau se pencher sur le dossier. «On va regarder s’il y a eu des changements, si tous les points ont été regardés. On verra s’il y a un changement de décision ou pas», dit le maire.

«Je pense qu’on devrait regarder pour voir si on peut faire quelque chose. (...) La maison des aînés s’en vient. Ça va augmenter le problème», a néanmoins avancé le conseiller municipal du district, Jean-Luc Nappert.

«En général, les soins apportés par les intervenants se font par des visites à domicile. Au total, c’est tout près d’une centaine de personnes qui travaille au Centre Providence, dont environ 80 intervenants psychosociaux qui ont à sortir plusieurs fois par jour pour se rendre à domicile», souligne l’infirmière Véronique Jacques.

Il n’a pas été possible mardi d’obtenir des commentaires du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.