Le conseil des maires de la MRC de La Haute-Yamaska devrait décider tôt en 2019 du sort de l’immeuble qui abrite ses locaux, rue Dufferin.

Le sort de l'immeuble de la MRC de la Haute-Yamaska réglé en 2019

Le conseil des maires de la MRC de La Haute-Yamaska devrait finalement décider tôt en 2019 du sort de l’immeuble qui abrite ses locaux, rue Dufferin, selon le préfet, Paul Sarrazin.

L’immeuble sera-t-il rénové ou bien démoli et reconstruit ? Toutes les options sont encore sur la table, a affirmé M. Sarrazin mardi.

Cela fait maintenant quelques années que le projet est discuté. La détérioration de l’immeuble est incontestable, selon le préfet. « Je suis entré en poste une première fois en 2004 et on parlait déjà de la vétusté du bâtiment. [...] Dernièrement, on a dû mettre des supports en acier pour retenir les murs de brique. On maintient le bâtiment. Mais on devra passer à l’action », fait-il valoir.

Le dossier a avancé à petits pas jusqu’à maintenant. Mais le rythme est appelé à s’accélérer. « Le projet avance. Il y a eu des rencontres de travail dernièrement et il y en a d’autres prévues prochainement. Il va y avoir une présentation aux élus, pour une prise de décision, on l’espère, dès le début de l’année 2019 », dit Paul Sarrazin.

Selon lui, si l’analyse a été poussée jusqu’à évaluer d’autres sites potentiels pour l’implantation des locaux de la MRC, il semble toutefois convenu que l’adresse actuelle, soit le 142, rue Dufferin, demeure l’option privilégiée.

Le dossier serait actuellement entre les mains d’entreprises professionnelles chargées d’étudier les coûts des différents scénarios. Il y a deux ans, les coûts de rénovation du bâtiment qui, à l’origine, a hébergé l’école St-Patrick, avaient été estimés à trois millions de dollars.

D’ici trois ans

Paul Sarrazin affirme qu’il est toujours envisagé de démolir l’immeuble, construit en 1958, pour le reconstruire. Mais il demeure prématuré de conclure que cette option sera retenue, dit-il.

« La vétusté du bâtiment et tout ce qu’on peut imaginer comme travaux si on pense à la présence d’amiante et de mise aux normes font que si on veut réhabiliter ce type d’immeuble là, on se rapproche dangereusement des coûts d’une construction neuve. Le bâtiment n’est pas aux normes aussi pour l’accessibilité universelle. Il y a plein de choses à regarder. Comme c’est un bâtiment public, il faut respecter les normes en la matière », relève le préfet.

Selon lui, dans un monde idéal, le projet sera complété ou en bonne voie de l’être d’ici la fin de l’actuel mandat des maires, soit d’ici trois ans, alors que la dernière élection municipale remonte à novembre 2017.

« On aimerait le réaliser dans notre mandat. Si, ultimement, on n’a pas pu inaugurer les nouveaux locaux, il faudrait que le projet soit dans une phase de réalisation. [...] On ne veut pas laisser à nos successeurs un dossier qui n’est pas attaché », dit M. Sarrazin.

Pour l’heure, le bâtiment et le terrain sont la propriété de la Ville de Granby. La MRC y est locataire. Une promesse de vente a déjà été conclue en août 2016 entre la MRC de La Haute-Yamaska et la Ville de Granby. Cette promesse serait encore valide. Le bail vient à échéance le 31 décembre 2018. Il est prévu que la MRC devienne propriétaire des lieux, si des travaux doivent aller de l’avant, réitère Paul Sarrazin.

La promesse de vente est entre autres conditionnelle à ce que la murale de l’artiste Alfred Pellan qui orne la façade de l’édifice soit préservée et intégrée au futur projet qui y sera déployé.