«Avec la distance, tu ne peux pas trouver mieux comme sport», dit Yan Désautels (2e à genou sur la photo) à propos de la planche à roulettes. On le voit ici avec Francis Gagnon de la boutique Empire, les enseignants en éducation physique Denis Poulin et Simon Blanchard, Mélanie Bouchard de l’entreprise DCL, l’enseignant en éducation physique David Simard et Yan Sheehy, de la boutique Spin Limit.
«Avec la distance, tu ne peux pas trouver mieux comme sport», dit Yan Désautels (2e à genou sur la photo) à propos de la planche à roulettes. On le voit ici avec Francis Gagnon de la boutique Empire, les enseignants en éducation physique Denis Poulin et Simon Blanchard, Mélanie Bouchard de l’entreprise DCL, l’enseignant en éducation physique David Simard et Yan Sheehy, de la boutique Spin Limit.

Le skateboard entre à l’école

COVID-19 oblige, les sports individuels gagnent en popularité. La planche à roulettes n’y échappe pas et fera même bientôt son entrée dans les cours d’éducation physique de deux écoles de Granby.

Les élèves des écoles primaires l’Assomption et du Phénix peuvent remercier Yan Désautels et son équipe pour cet ajout oblong à leur programme.

Enseignant d’éducation physique à l’école secondaire de la Haute-Ville et skateur depuis l’enfance, l’homme de 44 ans a organisé une collecte de rouli-roulants usagés, de quelques planches neuves et de pièces pour en redonner à ces écoles, où il donnera également des formations à la mi-juin.

Le fruit de ses efforts, soit une trentaine de planches de type normales, longboards ou penny boards, a été remis mardi dans la cour du pavillon Saint-Eugène de l’école du Phénix.

«Beaucoup de jeunes ont renoué avec le skateboard», indique M. Désautels, qui concevra aussi des vidéos sur le b.a.-ba de cette discipline. «Avec la distance, tu ne peux pas trouver mieux comme sport.»

Faite avec sérieux, c’est une activité qui exerce le corps à plusieurs égards, favorise l’estime de soi, l’entraide et la persévérance, dit-il. Et, contrairement à une croyance répandue, elle occasionne peu de blessures... du moins à ses élèves.

«C’est tout le temps de la gestion du risque. En 20 ans à enseigner le skate, j’ai sorti trois plasters, souligne-t-il. Il y a une progression des exercices, du plus facile au plus difficile. La première chose que je leur apprends, c’est comment tomber. Et il y a très peu de chutes.»

Les protège-genoux et protège-coudes viennent néanmoins compléter l’arsenal défensif.

Enseignant d’éducation physique à l’école secondaire de la Haute-Ville et <em>skateur</em> depuis l’enfance, l’homme de 44 ans a organisé une collecte de rouli-roulants usagés, de quelques planches neuves et de pièces pour en redonner à ces écoles, où il donnera également des formations à la mi-juin.

«Pas de niaiseries»

Les amateurs de planche à roulettes ne sont pas non plus des délinquants en puissance, mentionne Yan Désautels. «Il y a encore des p’tits bums, mais y’a aussi des athlètes comme Tony Hawk. Et pendant que les jeunes sont au skatepark, ils ne font pas de niaiseries».

Après avoir connu son zénith dans les années 1990, ce sport non genré et pacifique reste très en vogue, dit l’enseignant. En font foi les nombreux skateparks ayant vu le jour ces dernières années au Québec. L’école du Phénix envisage aussi d’en avoir un.

«Pour moi, ç’a été ma vie. J’espère en faire le plus longtemps possible et je trouvais intéressant de partager ça avec le plus de gens possible.»