Les visites ont été interdites durant plusieurs jours à la résidence pour personnes âgées Le Riverain, située rue Principale à Granby, en raison d’une éclosion de gastro-entérite.

Le Riverain en quarantaine

La fête des Mères a été déchirante pour bien des familles de résidentes du Riverain à Granby. Les proches ont été contraints de passer cette journée toute spéciale loin des principales intéressées, car l’établissement pour aînés est sous quarantaine en raison d’une éclosion de gastro-entérite qui perdure depuis près de deux semaines.

« Depuis des semaines, je suis coupée de ma mère. Plus moyen d’aller la visiter. Au moins, je pensais la voir à la fête des Mères. Mais non. C’est choquant qu’on nous ferme les portes de la résidence. Ce n’est pas une prison », a confié à La Voix de l’Est la fille d’une des résidentes du Riverain, qui a toutefois demandé à ce que l’on taise son nom.

Selon la dame, plusieurs proches de résidentes ont décrié le fait de ne pas pouvoir se réunir en cette journée significative. « Ma fille habite très loin d’ici. Elle est venue dans la région juste pour la fête des Mères. Mais on lui a refusé l’accès, même quelques minutes, pour voir [sa grand-mère]. Autour d’elle, il y avait des membres d’autres familles qui pleuraient. Il y a plusieurs centenaires là-bas. Malheureusement, c’était peut-être la dernière fois qu’on pouvait les fêter », a-t-elle déploré, affirmant que l’endroit est sous quarantaine depuis « près d’un mois ».

« Pas de risque à prendre »
Appelé à commenter la situation, le directeur général de la résidence privée pour aînés, Normand Breault, a corroboré les informations recueillies par La Voix de l’Est. Au total, une dizaine de cas de gastro-entérite ont été recensés pendant l’éclosion, qui perdure depuis « un bon deux semaines ». « Chaque année, à cette période-ci, il faut rester très vigilants, a-t-il indiqué. Mais là, je peux dire que ça s’est répandu vite et sur [une plus longue période]. »

Selon M. Breault, l’équipe du Riverain a été très proactive dans cette affaire. « On a des règles à respecter en santé publique. Pas de risque à prendre. Dès le premier cas, on a tout de suite agi en lançant le protocole de désinfection globale. Quand les cas sont trop nombreux et que ce sont des personnes vulnérables, il faut faire attention pour bien les protéger et la population aussi. »

Le DG de l’établissement a toutefois concédé que la quarantaine a pu déstabiliser bien des familles. « C’est dommage que ce soit arrivé dans la période de la fête des Mères, a-t-il dit. On a tout fait la semaine dernière pour essayer que ça se résorbe le plus rapidement possible, mais on n’y est pas arrivé. »

En date de lundi, la résidence de 119 places ne comptait plus qu’un seul cas de gastro-entérite, a fait valoir M. Breault. « Si tout va bien, on devrait être en mesure de lever la quarantaine mercredi. »