Marie-Hélène Simard, coordonnatrice du service de premiers répondants de Sutton, tente de recruter des bénévoles pour faire partie de la brigade de secours.

Le recrutement se poursuit chez les premiers répondants de Sutton

Les temps sont difficiles dans le monde du bénévolat et les premiers répondants de Sutton n’y échappent pas. La brigade bénévole, qui veille sur Sutton 24 heures sur 24 pour répondre aux urgences médicales, vient de perdre trois de ses premiers répondants.

Depuis quelques mois, trois personnes ont remis leur démission, dont la doyenne Lorraine Goyette, qui était première répondante depuis le début du service fondé en 2011. Le service, qui devrait compter entre 30 et 32 bénévoles dans un monde idéal, n’a plus que 20 personnes prêtes à répondre aux urgences. Deux autres sont en attente de leur formation.

Les secouristes ont pour mandat d’intervenir lors de situations d’urgence médicale, comme des problèmes cardiaques, une fracture ou des lésions infligées lors d’un accident routier ou de ski, par exemple. Le service est apprécié de la population puisque les ressources ambulancières ne sont pas situées à proximité.

Ce manque de bénévoles « met de la pression sur notre système, commente Marie-Hélène Simard, coordonnatrice du service. J’en ai deux qui viennent de terminer une formation. Il y en a deux autres qui vont commencer une formation prochainement. Je souhaite toujours remonter à 30 le nombre de nos bénévoles. »

Pour pallier la pénurie, le service accepte d’ailleurs des personnes de l’extérieur et fait tout pour les accommoder pendant leurs gardes. Parmi les recrues, une première répondante habite Granby. Elle vient de terminer sa formation et commencera le travail bientôt. Parmi les deux futurs premiers répondants, il y a un Montréalais. Un total de six bénévoles n’habitent pas Sutton.

« Le 7 février dernier, on a fait une collecte de fonds pour améliorer l’aménagement de notre local pour les gens qui viennent de l’extérieur, évoque Mme Simard. On a commandé des lits, on travaille sur l’aménagement. »

Un an minimum

Puisque ce type de bénévolat est prenant, il est normal de voir un certain roulement dans l’équipe. Un minimum d’un an d’implication est cependant demandé aux bénévoles puisqu’ils reçoivent une formation complète. Un premier répondant dévoué restera en moyenne quatre à cinq ans en raison de la charge de travail que le rôle implique.

« On roule 120 gardes de douze heures par mois, indique la coordonnatrice. C’est très prenant, alors quand on grossit l’équipe, ça nous aide beaucoup. »

En 2016, lorsque Marie-Hélène Simard est entrée en poste, ils étaient 13 premiers répondants et les services étaient quand même fournis. Le recrutement a permis de faire grandir la brigade. « Mon travail est de recruter des gens qui ont vraiment un intérêt à faire ça parce qu’on tient à les garder. Et ça peut prendre de 6 mois à 1 an pour qu’un premier répondant soit confortable selon le nombre d’appels. »

La démission des trois premiers répondants a fait l’objet d’une résolution en séance ordinaire du conseil de Sutton, de même que l’embauche de nouveaux bénévoles.

Le recrutement se poursuit et les jeunes qui étudient en semaine sont aussi bienvenus puisqu’il y a des quarts de garde disponibles les fins de semaine. Si, d’ici la semaine prochaine, deux nouvelles personnes s’engagent au sein de la brigade, la formation pourra se donner à Sutton plutôt qu’à l’extérieur puisqu’un minimum de quatre personnes est requis pour que le formateur se déplace. Mme Simard invite donc les intéressés à se manifester en la contactant au 514-237-3015 ou par courriel à mh.simard@sutton.ca.