Le projet ÔM Bromont doit compter entre 120 à 135 unités d’habitation, dont 55 résidences unifamiliales de type passif.

Le projet résidentiel et commercial ÔM Bromont chemine

La municipalité de Bromont est en voie d’accueillir un projet d’une cinquantaine de maisons de type passif. Les élus viennent d’entériner l’entente générale de principe pour ÔM Bromont qui, outre le volet résidentiel avoisinant 120 unités, comprend aussi une portion commerciale. Le promoteur prévoit lancer les travaux sur le vaste site, à l’intersection des rues Galet et Shefford, au cours de l’été prochain.

Le projet a connu ses balbutiements officiels il y a près d’un an. « Beaucoup de chemin a été parcouru depuis ce temps. On a beaucoup avancé sur le plan technique », a indiqué le promoteur Daniel Clément, qui mène le projet avec sa conjointe, Louise Rivard.

L’homme d’affaires prévoit ériger entre 120 à 135 unités d’habitation sur le terrain de 12 hectares (30 acres). On parle aussi de 55 demeures unifamiliales dites « passives », c’est-à-dire qu’elles utilisent peu d’énergie pour demeurer confortables.

Ce genre de résidence, qui gagne de plus en plus en popularité à travers le globe, est notamment orienté pour maximiser l’effet du soleil afin d’abaisser la facture de chauffage. Les matériaux utilisés hautement performants favorisent aussi le confort lors de canicules.

« Les coûts de construction sont d’environ 15 % à 20 % supérieurs à ceux des maisons traditionnelles, a mentionné M. Clément. Mais, à long terme, le gain lié à l’efficacité du bâtiment est substantiel. On parle de maisons avec des factures énergétiques en bas de 1000 $ par an. »

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, est d’avis que les promoteurs devraient adopter en grand nombre cette approche dans l’élaboration de leurs projets domiciliaires. « Je suis heureux de savoir que ce type de maisons s’en vient à Bromont. C’est une très belle initiative. Je pense qu’on est rendus là. C’est très important de favoriser une meilleure efficacité énergétique. C’est un peu plus dispendieux à l’achat, mais je suis convaincu qu’il y aura des preneurs et que le projet connaîtra du succès. »

Logements multiples et conservation

Une soixantaine de résidences multifamiliales, allant du duplex aux 12 logements, doivent également être construites. De plus, une vaste parcelle de terrain du projet deviendrait une aire protégée, soit près de 3,7 hectares (9 acres).

Le projet a nécessité un amendement au règlement de zonage afin de créer deux nouvelles aires permettant la construction d’immeubles à logements multiples, car seuls les bâtiments unifamiliaux étaient autorisés auparavant dans le secteur. Le concept de communauté sera préconisé dans l’aménagement des résidences « en grappes » de cinq.

En ce qui concerne le volet commercial, les usages permis dans la zone circonscrite sont nombreux. Il s’agit principalement de commerces de proximité. En ce sens, trois bâtiments devraient être érigés. Le promoteur se concentre toutefois sur la portion résidentielle pour le moment.

Conditions

Pour avoir l’aval des élus pour le protocole d’entente, le projet ÔM Bromont est assujetti à une série de conditions. « Dans la mesure du possible, les réseaux d’égout sanitaire et d’eau potable devront être situés dans la ou les rues publiques afin de minimiser les impacts sur les propriétés privées. La longueur des branchements privés (eau potable et égout sanitaire) devra être limitée », mentionne la résolution adoptée lundi par les membres du conseil municipal.

Parmi les autres conditions, « le demandeur doit réaliser une étude d’impact des vibrations due à la proximité du projet avec la voie ferrée. Cette étude a pour but de vérifier si des aménagements particuliers ou des assemblages de matériaux spéciaux sont nécessaires pour les résidences construites à moins de 75 m de la voie ferrée. »

Le projet devra aussi être desservi par des conteneurs semi-enfouis pour les trois collectes.

Si tout se passe comme prévu, le promoteur « s’attend à avoir les autorisations [de la Ville et du ministère de l’Environnement] d’ici le début de 2020, possiblement en mars ou avril. » Les travaux seraient ensuite lancés durant la saison chaude.