Les élus bromontois trancheront lors de la séance du conseil du 5 septembre à propos d'une demande d'usage conditionnel concernant la seconde phase du projet commercial et domiciliaire.

Le projet domiciliaire et commercial se précise à Adamsville

Le projet « Parcours nature » mené par un quatuor de promoteurs sur le site de l'ancien Bar Adamsville, tombé en mars sous le pic des démolisseurs, prend forme.
« On veut prendre le temps de bien faire les choses avec notre projet à Adamsville. La première phase va bien et on vient de mettre les bases pour la seconde partie », a indiqué en entrevue Johanne Meunier, qui pilote le dossier avec ses associés Jordan Lee, Claude Tremblay et Dany St-Pierre. 
Ainsi, les promoteurs projettent que soient érigées trois habitations de huit logements de même qu'une douzaine de résidences unifamiliales jumelées sur le vaste site bordé par la rue d'Adamsville. Les élus bromontois statueront lors de la séance du conseil du 5 septembre à propos d'une demande d'usage conditionnel déposée en ce sens. 
« Il y a très peu de logements récents dans le secteur. Il y a une tranche de la population vieillissante qui a besoin de ce type d'habitations dans un environnement où il y a de la verdure, alors c'est ce qu'on veut leur offrir. On mise aussi sur les jeunes familles. Il y a une forte demande pour des résidences à coût plus abordable pour ce type de clientèle à Bromont », a fait valoir Mme Meunier, soulignant que l'homogénéité de l'ensemble est une des priorités.
L'essor d'entreprises dans le parc scientifique et industriel de Bromont pèse aussi dans la balance en ce qui concerne le choix d'opter pour ce genre d'habitations dans la deuxième phase du projet, a-t-elle ajouté. 
« Il y a une foule de nouveaux employés dans plusieurs compagnies à proximité du secteur Adamsville, a-t-elle dit, citant en exemple la croissance de Fabritek. On croit que plusieurs voudront s'établir près de leur lieu de travail. »
Commerces de proximité
La construction d'un bâtiment commercial multiservice sur le vaste site est toujours dans les cartons et fait partie de la demande d'usage conditionnel. Selon Mme Meunier, les discussions avec des commerçants locaux se poursuivent, mais aucune entente n'a encore été conclue à ce jour. « Il y a plusieurs idées sur la table. Il pourrait y avoir un restaurant de type bistro. Une épicerie fine. On pourrait aussi y relocaliser le bureau de poste », a-t-elle mentionné. 
Ce type de projet cadre par ailleurs avec la nouvelle mouture du plan d'urbanisme de Bromont, qui stipule que « le noyau villageois d'Adamsville nécessite l'établissement de nouveaux commerces de proximité afin de renforcer sa centralité et encourager l'arrimage avec le tissu urbain existant ».
Aucune station-service affiliée à une bannière pétrolière ne figure parmi les options. « Selon les données que l'on a entre les mains, il n'y a pas assez d'achalandage pour que ça fonctionne », a-t-elle expliqué. Selon Mme Meunier, si tout se déroule comme prévu, la seconde phase du projet devrait être bouclée en 2018.