L’important projet commercial du Groupe Quint a récemment pris son envol dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord.

Le projet commercial du Groupe Quint lancé à Granby

En préparation depuis quelques années, l’important projet commercial du Groupe Quint a récemment pris son envol dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord. Le site grouille d’activités, alors que la Ville de Granby a donné le feu vert à la construction des deux premiers bâtiments.

« Deux permis ont été émis tout récemment pour deux bâtiments à vocation commerciale. La valeur des travaux [de construction] est estimée à 2,5 millions de dollars », a confirmé le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Gabriel Bruneau.

Selon lui, l’émission d’autres permis devrait suivre, alors que le projet global prévoit la construction de quatre bâtisses indépendantes, a déjà précisé le président du Groupe Quint, Ian Quint.

Il n’a pas été possible mercredi de savoir quels commerces y auront pignon sur rue. Un franchisé Bâton Rouge était notamment recherché au cours des derniers mois.

L’automne dernier, environ 75 % des locaux du projet avaient trouvé preneurs. Le nouveau développement commercial, dont l’investissement total n’a pas été dévoilé, devrait accueillir principalement des restaurants, certains avec services à l’auto, avait laissé savoir Ian Quint.

Ce n’est pas d’hier que le Groupe Quint, qui réalise des projets aux quatre coins du Québec, travaille sur le complexe commercial de Granby. Il a fait l’acquisition du terrain, situé près du centre de rénovation Canac et de l’intersection des routes 112 et 139, il y a trois ans.

Le maire suppléant de Granby, Alain Lacasse, se réjouit du coup d’envoi de ce chantier. « C’est une excellente nouvelle pour l’économie granbyenne. On voit qu’il y a un potentiel dans ce secteur-là. Les terrains libres trouvent preneurs. Et maintenant, ça se construit », a-t-il commenté.

Le nouveau développement commercial, dont l’investissement total n’a pas été dévoilé, devrait accueillir principalement des restaurants, certains avec services à l’auto, avait laissé savoir Ian Quint.

En développement

Un autre projet commercial, celui du vaste site qui accueille actuellement le magasin de meubles Surplus RD, ainsi qu’une succursale de Dollarama, dans le secteur des Galeries de Granby, continue par ailleurs à cheminer, confirme Gabriel Bruneau.

Selon les informations qu’il avait été possible d’obtenir, le propriétaire du site commercial, la société immobilière canadienne Plaza Retail Reit, souhaiterait non seulement diviser le bâtiment existant en plusieurs locaux, mais aussi implanter trois nouveaux bâtiments en bordure de la rue Saint-Jude Nord.

La Ville a donné le feu vert l’an dernier à une dérogation mineure visant l’aménagement d’un projet d’ensemble au 100, rue Saint-Jude Nord. Cette demande visait à permettre une superficie de terrain gazonné ou aménagé avec des arbres et des arbustes allant jusqu’à 14 %, alors que la norme a été établie à 30 % en vertu du règlement de zonage.

« Le dossier suit son cours en vue d’une future émission de permis », laisse savoir le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville.

Une question de temps

Les projets commerciaux de l’épicier Pasquier et du Groupe Rubino, qui ont fait l’acquisition en 2018 de la rue Dutilly et des propriétés du secteur, ne semblent toutefois pas en voie de se réaliser à court terme. Le Groupe Pasquier a laissé savoir que le projet de Granby serait retardé. Il ouvrira d’abord une succursale à Delson. Rien de nouveau non plus avec le Groupe Rubino. Le dossier est « en analyse du côté du promoteur », affirme Gabriel Bruneau.

« Tout ça devrait probablement voir le jour dans les prochains mois. Mais pour le moment, on dirait qu’il y a un décalage dans ce secteur-là par rapport à ce qu’on avait anticipé au début des pourparlers du projet. (...) Il y a parfois des conjonctures qui font que le timing n’est pas idéal ou il reste des démarches à faire. Mais on est très confiant que les projets vont voir le jour sur ces terrains-là », dit-il.

« Les acquisitions de terrain ont quand même été faites et les démolitions sont complétées. C’est juste une question de temps pour que les promoteurs puissent mener à terme leur plan d’affaires », ajoute M. Bruneau.