Claudia Héroux vient d’être embauchée comme agente de migration pour Place aux Jeunes MRC de Rouville . Elle figure ici aux côtés de Samuel Poulin, adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse, Martine Roy, directrice générale du Carrefour Jeunesse -Emploi comtés Iberville/Saint-Jean et Émilie Longtin, agente de migration pour la MRC du Haut-Richelieu au Carrefour Jeunesse-Emploi de Saint-Jean.
Claudia Héroux vient d’être embauchée comme agente de migration pour Place aux Jeunes MRC de Rouville . Elle figure ici aux côtés de Samuel Poulin, adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse, Martine Roy, directrice générale du Carrefour Jeunesse -Emploi comtés Iberville/Saint-Jean et Émilie Longtin, agente de migration pour la MRC du Haut-Richelieu au Carrefour Jeunesse-Emploi de Saint-Jean.

Le programme Place aux jeunes débarque dans Rouville

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Grâce à une aide financière du gouvernement provincial de 600 000$ sur cinq ans, la MRC de Rouville sera désormais desservie par le programme Place aux jeunes en région (PAJR).

Le programme vise à attirer de jeunes diplômés de 18 à 35 ans dans les régions du Québec afin de lutter contre la dévitalisation de celles-ci, mais également de promouvoir les distinctions entre elles.

L’annonce en a été faite lundi par Samuel Poulin, adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse, au Carrefour jeunesse emploi (CJE) des comtés Iberville/Saint-Jean, où ont été embauchées les nouvelles ressources qui desserviront Rouville et le Haut-Richelieu, qui avait bénéficié du service dans le passé. Cette bonne nouvelle s’inscrit dans la foulée d’un budget doublé à 35 million de dollars sur cinq ans dans les projets de PAJR, annoncé par le gouvernement en juillet dernier.

«L’équipe» de Rouville est pour sa part constituée de la nouvelle agente de migration Claudia Héroux, dont le bureau sera situé au point de service marievillois du CJE, rue Sainte-Marie.

Entrée en poste à la fin du mois d’octobre, Mme Héroux perçoit son rôle comme «un petit mandat de séduction». «Déjà, j’ai reçu des c.v. que j’ai transférés à des entreprises, j’affiche les postes disponibles, explique-t-elle. Je suis allée au Salon de l’emploi au Coeur de la Montérégie [le 22 février dernier] pour rencontrer les employeurs présents. J’ai créé un bottin de ressources pour chaque municipalité de Rouville à l’intention des candidats qui voudraient savoir ce qu’elles ont à lui offrir.»

De concert avec sa collègue du Haut-Richelieu, Émilie Longtin, elle organisera également des séjours exploratoires dans la circonscription d’Iberville pour permettre aux candidats de s’y familiariser et d’en découvrir les ressources et trésors, le tout avec l’objectif avoué de les amener à s’y établir de façon plus définitive.

Les villes invitées à s’impliquer

Mme Héroux souhaite aller à la rencontre du conseil des maires de Rouville afin de connaître leurs besoins en main-d’oeuvre et les contraintes actuelles sur le territoire, le tout afin d’élaborer des stratégies communes qui permettraient à chacun d’atteindre des objectifs en termes d’attraction de jeunes travailleurs.

«Je souhaite que les municipalités développent le réflexe de me solliciter, indique l’agente de migration. Je veux travailler avec elles, et ce sera aussi important qu’elles s’impliquent de leur côté.»

Le préfet de la MRC, Jacques Ladouceur, est évidemment ravi de l’arrivée du service dans Rouville, particulièrement dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre.

Il croit cependant, lui aussi, que les municipalités devront faire leur part pour s’assurer que ces nouveaux venus s’établissent de manière plus permanente dans la région. «C’est beau ramener les jeunes dans notre région pour travailler, mais il faut aussi penser èa ce qu’il se passe après 17h, clame-t-il. Il faut de la culture, des loisirs, une école... C’est le rôle des municipalités d’être un milieu de vie attrayant.»

«Ce qui nous nuit, c’est qu’on n’a pas d’établissement d’enseignement post secondaire ou d’établissement de soins de santé sur notre territoire, poursuit-il. En même temps, on est à proximité de tout!»

Et cette proximité de la MRC avec les couronnes sud de l’agglomération de Montréal ne rend pas nécessairement la donne facile. «Ce n’est pas parce qu’on est proches qu’on est bien desservis. Pour faire le paralèlle avec Internet: dans notre MRC, on peut voir Montréal, même le Stade Olympique, mais il y a des endroits où on n’a pas encore accès à Internet!» illustre le préfet.