Des kiosques étaient installés toute la journée, samedi, dans le cadre de Cultivons le Jour de la Terre. Le Printemps vert a été lancé à cette occasion.

Le Printemps vert lancé

Le Printemps vert est officiellement lancé. Élus et porteurs de la cause environnementale étaient réunis au parc Miner, samedi, pour lancer la onzième édition de ce printemps où conférences, ateliers et événements verts sont mis de l’avant par le Regroupement Environnement Haute-Yamaska (REHY). L’une des premières initiatives est la 17e journée Cultivons le Jour de la Terre, qui se déroulait également samedi.

Pour l’occasion de nombreux acteurs du milieu étaient présents avec leurs kiosques et ateliers pour animer et sensibiliser les adultes autant que les enfants. L’exposition Art Récup de l’Atelier 19, organisme fondateur de Cultivons le Jour de la Terre, est par ailleurs présentée dans ce parc de la rue Principale, à Granby, jusqu’au 17 mai.

« C’est extrêmement trippant de venir vous visiter aujourd’hui, a lancé François Lemay, représentant du député de la CAQ François Bonnardel, accompagné de ses deux garçons. Les gens du SETHY qui ont expliqué à mon plus vieux quel arbre il pouvait choisir, comment le planter, comment le protéger, les gens du Parc national de la Haute-Yamaska qui lui ont expliqué comment faire un nichoir pour la crécerelle d’Amérique, l’éducation qu’on fait pour les enfants est vraiment exceptionnelle. »

Justement, pour le député fédéral Pierre Breton, le Jour de la Terre concerne non seulement les générations d’aujourd’hui, « mais on le fait aussi pour nos enfants et nos petits-enfants ainsi que pour l’avenir. »

« C’est une journée de conscience collective, retient Serge Laflamme, directeur général de la caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska. Si on manquait d’air pendant deux minutes, on se rendrait compte à quel point la qualité de l’air est importante. Si on manquait d’eau pendant deux semaines, ça serait catastrophique. Alors, prendre une journée pour prendre conscience de la Terre, c’est certainement significatif et ça nous fait faire un pas de plus pour le respect de cette planète. »

L’exposition de l’Atelier 19 intitulée Art Récup est installée au parc Miner jusqu’au 17 mai.

On peut d’ailleurs voir la dernière œuvre collective de l’Atelier 19, intitulée Le défi du plastique, suspendue dans l’Atrium du Carrefour de la coopération Desjardins. Les quatre mobiles créés avec des bouteilles de plastique récupérées évoquent les fonds marins, avec méduses, plantes aquatiques et poissons multicolores. L’œuvre se veut un objet de sensibilisation face à la pollution des océans par le plastique.

22 activités
Cultivons le Jour de la Terre est une activité parmi tant d’autres. Il y en a 22, en tout, présentées par le REHY. Le Printemps vert a débuté le 19 mars avec la Semaine de l’environnement au Cégep de Granby et se termine le 14 juillet avec une conférence sur les plantes comestibles et toxiques du Québec.

Le REHY réunit 29 organismes paramunicipaux, municipaux et sans but lucratif ainsi qu’un club-conseil en agroenvironnement.

« Ils veulent s’assurer qu’il y ait une pérennité pour cet environnement. Dans la région, on est vraiment chanceux, soutient Isabelle Tétrault, de la Fondation SÉTHY et animatrice du REHY. On a les basses terres du Saint-Laurent qui chevauchent les Appalaches — juste ça, ça fait en sorte qu’on a une biodiversité unique — et on a les Montérégiennes qui viennent s’insérer là dedans. Les Montérégiennes ont la particularité de pouvoir accueillir une espèce vraiment rare, la salamandre pourpre. On est les seuls au Canada à en avoir. En plus de ça, on a la chance d’avoir quatre grandes tourbières, qui ont la capacité d’absorber l’eau. »

Du Plogging dimanche
Le Jour de la Terre est né le 22 avril 1970 aux États-Unis. En 2002, Granby est devenue la première ville d’une région du Québec à organiser des activités pour cette mobilisation environnementale mondiale.

Ce dimanche, d’autres activités sont organisées. De nombreux organismes ou groupes de coureurs ont répondu à l’appel de l’Association québécoise Zéro Déchet pour l’organisation de courses aux déchets ou plogging, un mouvement de plus en plus répandu. Le plogging est la combinaison du mot suédois plocka upp, qui signifie ramasser, et de jogging. Le mouvement a pris racine dans les pays scandinaves avant de s’étendre jusqu’en Amérique du Nord.

Dans la région, des activités de plogging, à la course ou à la marche, sont organisées à Sutton et Saint-Césaire. Des groupes non répertoriés sur le site Internet de l’Association québécoise Zéro Déchet, comme les Coureurs du dimanche de la boutique Course et cie, font également des sorties pour nettoyer leur environnement de course.