L’année scolaire est à peine terminée, qu’on prépare déjà la prochaine rentrée qui s’annonce hors de l’ordinaire.
L’année scolaire est à peine terminée, qu’on prépare déjà la prochaine rentrée qui s’annonce hors de l’ordinaire.

Le portrait se dessine en vue de la prochaine rentrée

La cloche vient à peine de sonner la fin des classes qu’on commence déjà à préparer la prochaine rentrée. Le directeur général du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC), Eric Racine, a offert un tour d’horizon des changements à prévoir, jeudi, se disant «optimiste» face aux «gros défis» qui s’annoncent.

Il y a deux semaines, le ministère de l’Éducation a fait savoir les grandes lignes des changements importants qui seront apportés aux habitudes scolaires en vue de la rentrée 2020. De nouvelles précisions sont venues clarifier le portrait dans les derniers jours, même si le processus demeure «évolutif», indique le directeur général du CSSVDC.

Aucun cas de COVID-19 n’a été recensé dans l’ensemble du territoire desservi par le CSSVDC après la «deuxième rentrée» facultative du mois de mai, ce qui rassure Eric Racine pour le retour en classe à l’automne, et ce, même si davantage d’élèves seront de retour sur les bancs d’école.

«Étant donné qu’on a vécu une première vague, on ne part pas de rien pour établir les règles d’hygiène, de distanciation physique et les mesures sanitaires», précise-t-il.

Moins d’options au deuxième cycle 

Afin de faciliter le retracage des contacts advenant qu’un élève soit testé positif à la COVID-19, les élèves devront suivre leurs cours en compagnie des mêmes camarades de classe, et ce, à tous les niveaux scolaires.

Ce sont les élèves au deuxième cycle du secondaire qui seront les plus touchés par cette consigne, puisqu’elle viendra limiter leurs choix de cours optionnels. «L’éventail de cours optionnels ne pourra pas être aussi grand que lors des années antérieures», prévient Eric Racine.

Les élèves qui évoluent dans un programme particulier, comme en sport-étude, pourront suivre une partie de leur cursus scolaire à distance pour permettre une certaine flexibilité des horaires. Au moins la moitié des cours devront être réalisés en présentiel. Toutefois, la majorité des écoles croient être en mesure d’accueillir tous leurs étudiants.

Eric Racine, directeur général du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs.

Au premier cycle du secondaire (1ère et 2e secondaire), les changements seront mineurs, note M. Racine, puisque les élèves sont déjà divisés en groupe classe. Ce ne seront toutefois plus eux qui se déplaceront d’une classe à l’autre, mais bien les enseignants des différentes matières qui viendront à leur rencontre.

La situation est encore moins problématique au niveau primaire, alors que les élèves sont déjà regroupés dans un même local avec leur professeur titulaire. Ce sont les professeurs spécialisés, en anglais par exemple, qui iront à la rencontre des élèves, contrairement à d’habitude.


« On ne peut pas enchaîner 1000 ados à l’école de 8h15 à 3h45. C’est certain qu’il va y avoir une circulation. Oui, il va y avoir des groupes fixes, mais ils vont se mélanger sur l’heure du diner, et on ne sera pas mesure de s’assurer que les élèves respectent la distanciation. On a une petite crainte »
Eric Racine, DG du Centre de services scolaire du Val-des-Cers

Le transport scolaire

Le transport scolaire représente cependant toujours un casse-tête organisationnel, malgré l’assouplissement des règles annoncées à la mi-juin. Les enfants pourront être deux par banc, mais devront toujours s’asseoir au même endroit, ce qui portera le nombre de passagers maximal à 48, alors qu’il est habituellement de 72.

Le port du masque sera obligatoire pour les élèves du secondaire, alors qu’il sera «fortement recommandé» pour le primaire et la maternelle.

«On acceptait de voyager les enfants pour lesquels les parents avaient fait une demande de fréquentation hors secteur, mais pour l’année prochaine, avec ce type d’encadrement, on ne se sera pas en mesure de la faire», indique Eric Racine, précisant que la situation sera réévaluée à la mi-octobre.

Îlots et zones grises

Dans chaque groupe, les élèves seront divisés en sous-groupe — appelés «îlots» ou «bulles» — dans lesquels il ne sera pas nécessaire de garder ses distances. Les élèves de différents «ilots» devront maintenir une distance d’un mètre entre eux et de deux mètres avec tous les adultes.

Dans l’éventualité qu’une deuxième vague de contamination frappe le Québec et oblige les autorités de Santé publique à procéder à un reconfinement, les écoles devront par ailleurs être opérationnelles à distance dès le lendemain. Un plan d’urgence devra être présenté au ministère avant la rentrée.

Malgré tout, certaines zones grises doivent encore être clarifiées, notamment à ce qui a trait à la gestion des périodes de transition, comme les récréations et le dîner. «On ne peut pas enchaîner 1000 ados à l’école de 8h15 à 3h45. C’est certain qu’il va y avoir une circulation. Oui, il va y avoir des groupes fixes, mais ils vont se mélanger sur l’heure du diner, et on ne sera pas mesure de s’assurer que les élèves respectent la distanciation. On a une petite crainte», reconnaît M. Racine.

Des vacances bien méritées

«Le personnel est très motivé et collaborant et la mission d’amener nos élèves à la réussite transpire encore plus depuis la pandémie, donc je suis très très optimiste pour la rentrée», affirme le directeur général du CSSVDC, qui sentait que ses troupes étaient fatiguées au son de la dernière cloche.

«Ça va être important que les vacances soient reposantes et énergisantes. Je remercie tout le personnel et les parents pour les derniers mois, durant lesquels tout le monde a mis l’épaule à la roue pour permettre une deuxième rentrée scolaire dans la sécurité et je leur souhaite une bonne période estivale!»