La directrice des programmes de soutien à l’autonomie des personnes âgées au CIUSSS de l’Estrie CHUS, Sylvie Moreau

Le plus urgent est déjà en place au pavillon Argyll

« Les recommandations du coroner Drapeau vont dans le même sens que ce que nous avions déjà identifié dans notre plan d’action qui a été réalisé à la suite de l’événement. »

La directrice des programmes de soutien à l’autonomie des personnes âgées au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Sylvie Moreau, signale que 16 actions à poser pour améliorer la formation, la supervision, la surveillance, la réévaluation des usagers et l’orientation des résidents vers la bonne unité sont en voie de réalisation.

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« Tout ce qui était prioritaire et urgent a déjà été mis en place. Environ 45 pour cent ont été réalisés », soutient Mme Moreau.

L’amélioration de la surveillance sur les deux unités avec la modification du système de caméra pour avoir une vision globale à partir du poste ainsi que l’ajout d’une infirmière sur le quart de travail de jour et un préposé sur le quart de travail de soir pour mieux évaluer l’évolution des résidents au cours de la journée ont été réalisés.

« La formation a été entreprise et va se poursuivre au cours des prochaines années. La note demandant d’aviser le médecin s’il y a un geste d’agressivité qui se pose envers un autre résident a été faite. Nous avons répondu aux grandes questions du coroner avant le dépôt de son rapport. Nous ne pouvions pas attendre étant donné que la sécurité des résidents en dépend. Nous avons agi sur ce qui nous apparaissait comme des priorités », assure Sylvie Moreau qui mentionne que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS est en amélioration continue dans un objectif de ramener au plus bas niveau tout risque potentiel pour la sécurité des usagers.

Les familles de Serge-André Guérin de même que celle qui l’a agressé, les employés et le comité des résidents d’Argyll ont été avisés du dépôt du rapport du coroner et de son contenu.

« La personne impliquée demeure encore au pavillon Argyll. Comme pour toutes les personnes atteintes d’un syndrome comportemental lié à la démence, nous adaptons la situation à son évolution. C’est le rôle de toute l’équipe d’agir en prévention pour éviter qu’il y ait une escalade du niveau de stress de cette personne », indique Sylvie Moreau.