Le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, a remis le prix Louis-Hébert au pharmacien Jean Provost.

Le pharmacien Jean Provost reçoit le prestigieux prix Louis-Hébert

Le pharmacien Jean Provost, copropriétaire de la pharmacie Jean Coutu aux Halles de Granby, a reçu cette semaine le prix le plus prestigieux qu’un pharmacien puisse obtenir : le prix Louis-Hébert remis par l’Ordre des pharmaciens du Québec.

« C’est l’honneur d’une vie », a laissé tomber avec reconnaissance M. Provost, en entrevue jeudi.

Le pharmacien de 66 ans affirme ne pas rechercher les honneurs. Mais le prix Louis-Hébert a une résonnance bien particulière, pour lui, car il reconnaît que, toute sa vie, il a « placé les patients au cœur de ses décisions ».

« Je suis obligé de reconnaître que c’est une belle réussite. Les patients ont le choix en pharmacie. Et c’est un honneur et valorisant que les gens choisissent mon équipe jour après jour », dit Jean Provost.

L’Ordre des pharmaciens souligne également, par voie de communiqué, les engagements soutenus de M. Provost dans le domaine de la santé. Il a notamment siégé 21 ans au conseil d’administration de l’Ordre. Au cours de cette période, il a assuré la présidence de différents comités et a occupé la fonction de premier vice-président.

« Il a été trésorier pendant plusieurs années et il a amené des innovations au niveau de la présentation des états financiers lors des assemblées annuelles », a témoigné le pharmacien et vice-président principal, pharmacie et affaires gouvernementales au Groupe Jean Coutu, Richard Mayrand, dans une vidéo présentée lors de la remise du prix.

Fait méconnu : Jean Provost est le co-inventeur du Sécurdose, « l’ancêtre du Dispill », un système désormais répandu dans la population qui permet de réduire les erreurs de prises de médicaments, relève aussi M. Mayrand.

Prêt à continuer 

Rassembleur, M. Provost a par ailleurs initié il y a quelques années, avec un collègue, la mise sur pied d’un club de formation des pharmaciens de la région de Granby, toutes bannières confondues.

Jean Provost est actuellement copropriétaire de sept pharmacies au Québec, avec différents associés. Mais celle de Granby occupe une place de choix dans son cœur, dit-il, puisque c’est celle où il travaille.

La relève est assurée à la pharmacie de la rue Principale, glisse-t-il en outre, alors qu’il a deux « jeunes associés », Majed Bitar et Keven Smith. Mais il n’a pas l’intention d’accrocher son sarrau avant encore un petit moment. Il continuera à recevoir les prescriptions des patients « tant que la santé » lui permettra.

Il affirme d’ailleurs travailler actuellement sur le développement d’un programme de suivi de patients.

Avec le traitement de plus de 2000 prescriptions par jour, c’est à la pharmacie des Halles que le flot quotidien y serait le plus important au sein du groupe Jean Coutu. Le chiffre d’affaires annuel y est aussi parmi les plus élevés du groupe, affirme Jean Provost.

Engagé

Le pharmacien, qui a réussi à transmettre sa passion à une de ses filles engagée dans des études en pharmacie à l’Université Laval, est aussi reconnu pour ses nombreuses implications dans la communauté au fil des ans.

Il a notamment été président fondateur d’Info-Crime (maintenant Échec au Crime) dans les régions de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, président d’Épilepsie Montérégie et, à une autre époque, président de la société de développement commercial du centre-ville de Granby.

Selon Richard Mayrand, le secret de Jean Provost pour arriver à multiplier les engagements avec autant d’énergie, c’est d’avoir besoin de peu d’heures de sommeil. « Jean, c’est comme notre Gregory Charles de la pharmacie », lance-t-il.

Le principal intéressé confirme qu’il ne dort que de trois à cinq heures par nuit. Ce qui lui permet d’avoir d’autres passions. « Parce que je n’ai pas besoin de dormir beaucoup, je réussis aussi à jouer de six à huit heures de musique classique au piano par semaine. J’ai aussi fait de l’aviation pendant des années, de la plongée sous-marine. Là, j’ai le goût de faire de l’écriture, de la peinture. J’ai encore plein de rêves dans ma vie », affirme M. Provost.