À Lac-Brome, l’école primaire Saint-Édouard « regarde d’autres options » que le Programme d’éducation internationale dont elle s’est doté depuis quatre ans.

Le PEI de l'école Saint-Édouard pourrait disparaître

L’école primaire Saint-Édouard, à Lac-Brome, pourrait ne plus offrir le Programme d’éducation internationale (PEI) à partir de la prochaine année scolaire.

Implanté depuis quatre ans, ce programme enrichi est impopulaire auprès des enseignants, qui le trouvent contraignant, en plus d’être onéreux pour l’établissement du chemin Knowlton.

Mais le PEI reste populaire auprès de la communauté, et les élus de Lac-Brome sont inquiets qu’il puisse être relégué aux oubliettes.

« C’est un joyau de notre milieu, un élément qui pèse dans la balance dans le choix des familles qui viennent s’établir ici », indique le maire Richard Burcombe dans un communiqué.

« Beaucoup de parents ont travaillé très fort pour l’obtenir. Pas question de baisser les bras. »

Comité
Comme ça s’est déjà fait dans le passé, Saint-Édouard a consulté les parents et son personnel afin de l’aiguiller dans la voie à suivre.

Cette fois-ci, un comité a été mis sur pied en début d’année pour entamer une « réflexion commune » et proposer une recommandation au conseil d’établissement (CE), qui devra trancher.

Selon nos informations, les membres de ce comité sont divisés sur la recommandation à fournir. La décision finale doit être prise à la prochaine assemblée du CE qui se tiendra le 14 mai, en soirée, à l’école Saint-Édouard.

Joints jeudi, la directrice Lysanne Legault et le président du CE, Martin Boyer, ont été peu bavards sur l’état de la situation, laissant planer un flou quant au futur du PEI.

« Un comité a été formé pour actualiser notre projet éducatif, a dit Mme Legault. On regarde nos valeurs et nos intentions pour voir avec quel moyen nos élèves veulent réussir le mieux possible. Il s’agit d’une réflexion commune. »

La directrice de Saint-Édouard admet toutefois que le comité « regarde d’autres options » que le PEI.

Finances
Le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Éric Racine, confirme que le PEI est bel et bien remis en question à Lac-Brome. « C’est le milieu qui va décider, soit le CE », dit-il.

Refusant de se prononcer sur la lassitude alléguée des enseignants, M. Racine précise que l’aspect financier est aussi au cœur du problème.

« C’est clair que le PEI vient avec des frais, autant pour l’école que pour les parents, et ce n’est pas une école très populeuse, en plus des coûts pour la formation continue du personnel et l’approche pédagogique. »

Il en coûte présentement 180 $ pour chaque élève fréquentant l’école Saint-Édouard.

Aide
En entrevue, le maire de Lac-Brome, Richard Burcombe, souligne que l’école a besoin de récolter 23 000 $ d’ici la prochaine rentrée pour renflouer ses coffres.

La Ville se dit prête à aider — « on va essayer de trouver des partenaires et des moyens de subventionner ça », dit le maire —, mais elle est peu encline à délier davantage les cordons de sa propre bourse.

« Ça sera aux élus de décider, mais si on donne à une école il faudra aussi en donner à l’autre [NDLR : la Knowlton Academy, gérée par la commission scolaire Eastern Townships]. »

Des collectes de fonds sont envisagées. « Mais 23 000 $, c’est beaucoup », dit le maire.