Alain Mochon, responsable du service de la conservation et de l’éducation, Christiane Plante, coordonnatrice au service à la clientèle, et Alexandre Brousseau, directeur du Parc national de la Yamaska, tiennent les lanternes qui seront utilisées durant la nouvelle activité de soirée Nocturnia.

Le parc national de la Yamaska crée Nocturnia

Peu de familles pensent au parc national de la Yamaska pour passer leurs week-ends d’hiver. Il y a certes le fatbike depuis un an, la raquette et le ski nordique, mais les activités se font rares, surtout durant la relâche. Le directeur du parc, Alexandre Brousseau, veut renverser la vapeur. Une nouvelle activité commence d’ailleurs ce week-end.

Son premier hiver à la tête de l’organisation en est un pour tester des choses. Il a notamment invité des entreprises à venir au parc avec leur matériel, comme ce fut le cas en janvier alors qu’une soirée d’initiation au vélo à pneus surdimensionnés s’était tenue en collaboration avec Sports aux puces VéloGare. La soirée avait connu un grand succès.

« Est-ce qu’il y a de la place pour des activités de nuit ? Il semblerait que oui, constate avec enthousiasme M. Brousseau. Durant la semaine de relâche, ça doit faire sept ou huit ans qu’il n’y a rien au parc. »

Avec Alain Mochon, responsable du service de la conservation et de l’éducation, il a imaginé une façon de mettre en valeur la forêt sous les étoiles. Le résultat porte un nouveau nom : Nocturnia.

Le projet a été écrit au début de la saison hivernale et, plutôt que d’attendre l’an prochain pour l’offrir, comme c’était initialement prévu, Nocturnia sera lancé ce week-end. Cependant, les quatre dates sont déjà complètes.

« Gars de développement et d’hiver », Alexandre Brousseau a le mandat de donner de la vitalité au parc, surtout en saison hivernale, non seulement pour attirer la clientèle, mais aussi pour que certains postes saisonniers puissent devenir des emplois permanents. Il a regardé ce qui se faisait déjà comme activité nocturne entre Laval et Sherbrooke pour finalement y aller avec un concept 100 % parc national de la Yamaska et qui n’a pas été long et coûteux à développer. Aucun travail n’a dû être fait dans la forêt pour le projet.

Sous une autre nuit

« Ce sont les clients qui vont éclairer le sentier avec des lanternes, explique le directeur. On a un guide interprète qui anime tout ça. »

Le guide interprète mènera ensuite les groupes d’une soixantaine de personnes dans le sentier de la rivière, une boucle de 2,5 km qui se révèlera sous une nouvelle lumière, les lanternes rechargeables pouvant prendre différentes couleurs.

Le guide profitera d’un lieu de rencontre, à mi-chemin, pour transmettre certaines informations sur la faune hivernale et nocturne, par exemple.

« L’objectif est de permettre aux familles d’accéder à des activités en soirée, qu’elles partent en se disant que c’était cool. On voulait trouver quelque chose de ludique et dans les valeurs du parc national. »

Début prometteur

Il est question d’une douzaine de dates pour la saison hivernale 2019-2020 et il ne sera pas impossible que deux représentations par soir aient lieu dans les premières semaines.

Avant même la première soirée, l’activité est un succès et répond à un besoin. Les deux premières dates se sont remplies. Deux autres dates ont été ajoutées, mais toutes les places ont trouvé preneur rapidement.

« Je ne pensais jamais qu’il y aurait un engouement comme ça, admet M. Brousseau. On me disait que les gens, par le passé, n’étaient pas très réceptifs pour les activités qu’on proposait. »

L’hiver ne sera plus vu de la même façon au parc national de la Yamaska. Le guide hivernal 2019-2020 est déjà en élaboration. En plus de douze dates pour Nocturnia, le fatbike à la frontale sera de retour. Il sera aussi possible de participer à de la pêche guidée sur glace.

« Le dimanche 14 avril, on a un festival d’oiseaux qui va avoir lieu. C’est une première aussi. Pourquoi avril ? C’est qu’on va toucher beaucoup les oiseaux de proie. Il va y avoir des conférenciers, de la randonnée guidée, de l’observation et des oiseaux qui seront là avec leur “maître”. C’est un concept familial, pas seulement pour les ornithologues. »

À mettre à l’agenda.