L’entrepreneure césairoise derrière la boutique en ligne 4Moustiques, Maude Simard, fait de bonnes affaires alors que la demande pour son papier hygiénique réutilisable explose.
L’entrepreneure césairoise derrière la boutique en ligne 4Moustiques, Maude Simard, fait de bonnes affaires alors que la demande pour son papier hygiénique réutilisable explose.

Le papier hygiénique réutilisable en demande

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que les commerces ont écoulé leurs réserves de papier hygiénique à la vitesse de l’éclair, en raison de la pandémie du coronavirus, l’entrepreneure césairoise derrière la boutique en ligne 4Moustiques, Maude Simard, fait de bonnes affaires. La demande pour son papier hygiénique réutilisable explose.

D’une vingtaine de commandes par semaine, en moyenne, voilà qu’elle en a reçu une centaine en deux jours. Une soixantaine de commandes sont présentement en attente d’être faites et livrées, ce qui risque d’occuper la jeune femme au cours des prochains jours. « J’ai réalisé hier soir ce qui venait de se produire, raconte la mère de famille. Quand j’ai vu des photos de tablettes vides dans les magasins, c’est là que j’ai cliqué ! »

Non seulement un plus grand nombre de personnes souhaitent se procurer ses produits, mais ces nouveaux clients achètent également en plus grande quantité. « On parle de trois ou quatre paquets par commande », indique Mme Simard.

Sa clientèle régulière est également constituée d’utilisateurs de bidets, qui ont décidé de laisser tomber le papier hygiénique jetable une fois pour toutes. « Il suffit d’en avoir assez pour tenir entre les brassées de lavage », croit la créatrice, qui estime avoir économisé 350 rouleaux de papier traditionnel par année depuis qu’elle, son conjoint et leurs quatre enfants ont effectué la transition.

« Ça fait quatre ans que j’utilise mes propres rouleaux, et je n’ai pas eu besoin de les changer. Ils ne sont pas usés du tout encore ! » poursuit-elle.

D’ailleurs, Maude Simard espère que la situation actuelle provoquera un changement de mentalités et qu’elle amènera des pratiques plus écoresponsables. « Ce que je souhaite, c’est que les gens qui vont essayer ce produit pour la première fois vont l’adopter à plus long terme et qu’ils vont profiter de ce qui arrive présentement pour revoir leur mode de consommation. »