Louise Lachapelle et Steve Chaperon ont cosigné l’oeuvre «Bulle 2020».
Louise Lachapelle et Steve Chaperon ont cosigné l’oeuvre «Bulle 2020».

Le nouveau visage des boîtes «électrisantes» de Bromont [GALERIE PHOTOS] 

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Huit boîtes électriques du Vieux-Bromont ont changé d’apparence lors du dernier mois. Autant d’artistes de la région ont eu carte blanche pour donner vie à leur univers en bordure de la rue Shefford, entre les rues John-Savage et du Bourgmestre.

«Je me promenais dans le Vieux-Bromont et je trouvais que les boîtes électriques étaient drabes, que ce n’était pas très beau», explique l’agente au développement culturel et à la vie communautaire, Christine Rossignol, qui y a vu l’occasion, avec son équipe, de mettre à contribution le talent des artistes visuels de Bromont.

Plus d’une cinquantaine d’artistes —dont plusieurs de l’extérieur de Bromont— ont répondu à l’appel lorsque le projet des «boîtes électrisantes» a été annoncé. Les huit premières boîtes ont été attribuées à Christine Battuz, Marc Serre, Juliette Miron, Georgia Le Moine, Maya Aguilera, Miel (Mélanie Brunelle), Louise Lachapelle (assistée par Steve Chaperon) et Florence Hupin.

En plus de «d’égayer le Vieux-Bromont», cette initiative s’inscrit dans le plan de relance culturelle pour aider les artistes, toutes disciplines confondues, indique Christine Rossignol. Les artistes ont reçu un cachet de 1 000$ (incluant le matériel), une somme qui provient directement du fonds consacré à l’achat d’œuvres d’art par la Ville annuellement.

Christine Rossignol, agente au développement culturel et à la vie communautaire.

Christine Rossignol souhaite aussi faire couvrir la vingtaine d’autres boîtes électriques qu’on retrouve à Bromont. «Ça amène des couleurs, du bonheur et de la gaieté. Je crois qu’on en a besoin plus que jamais en ce moment. On veut plus d’art public», dit-elle, convaincue par la réponse positive de la population.

Rencontre avec les artistes

Les journées de la culture ont été échelonnées sur plusieurs semaines cette année (du 25 septembre au 25 octobre) et les «boîtes électrisantes» étaient de la programmation. Chaque semaine, quelques artistes étaient sur place pour discuter avec les passants de leur démarche et de leur inspiration.

Pour Louise Lachapelle, ce sont les problèmes de communication et l’utilisation ad nauseam du terme «bulle» qui ont inspiré ses premiers croquis. Lorsqu’elle a su que le plan de travail serait au ras du sol, elle a demandé l’aide d’un graffiteur professionnel, Steve Chaperon. Ensemble, ils ont développé le projet «Bulle 2020», qui se trouve vis-à-vis le 870, rue Shefford, avec un scaphandrier d’un côté et un couple d’astronautes de l’autre. L’oeuvre a été réalisée avec une dizaine de pochoirs découpés avec précision qui donnent un effet tridimensiel à l’oeuvre.

Louise Lachapelle est propriétaire de La Chapelle atelier-galerie, à Bromont. Elle et Steve ont fait connaissance alors qu’elle préparait une exposition collective et qu’il lui avait été recommandé par une amie. Ses oeuvres ont connu un franc succès alors, lorsqu’est venu le temps de trouver quelqu’un pour l’aider, «ç’a été automatique», raconte-t-elle. «C’est intéressant parce que c’est deux pratiques différentes et on s’est rejoint vraiment rapidement», ajoute Steve Chaperon, fier du résultat.

L’artiste Miel (Mélanie Brunelle) s’est inspirée des armoiries de Bromont.

«C’est plaisant de pouvoir colorer des objets plus moches», lance pour sa part l’artiste de Miel, qui s’est librement inspirée des armoiries de Bromont afin de réaliser son oeuvre, devant le 899 rue Shefford. Environ 10 heures ont été nécessaires pour compléter le projet.

597 rue Shefford, par Christine Battuz.