« La pluie et la neige qui a fondu ont rechargé la nappe phréatique. Elle est encore basse, mais ça fait du bien de la voir remonter », a indiqué Richard Breton­, responsable du réseau d’aqueduc de Roxton Pond.

Le niveau des puits remonte

La municipalité de Roxton Pond ne manquera pas d’eau potable au printemps. Les averses de pluie en février et la fonte de la neige ont permis aux trois puits alimentant l’aqueduc de revenir à des niveaux moins alarmants.

Les puits affichent des hauteurs de 110 à 113 mètres, indique Richard Breton, le responsable du réseau d’aqueduc de la municipalité. Juste avant les Fêtes, leurs niveaux atteignaient 76 mètres, soit une dizaine de mètres de plus que le seuil critique, celui où la municipalité ne serait plus en mesure de répondre aux besoins du réseau. « La pluie et la neige qui a fondu ont rechargé la nappe phréatique. Elle est encore basse, mais ça fait du bien de la voir remonter », a-t-il dit.

Dans le meilleur des mondes, illustre M. Breton, les niveaux des puits devraient être compris entre 120 et 122 mètres. Il compte sur la fonte de la neige tombée dans la dernière semaine pour atteindre ces niveaux. Les perspectives en janvier et février lui faisaient craindre le pire pour le printemps et surtout l’été, période où la consommation d’eau bondit. « Habituellement, nos puits se remplissent en novembre et en décembre. Mais ils n’ont presque pas bougé. Disons que maintenant, ça regarde mieux. »

L’automne 2017 s’est avéré le pire en terme de recharge de la nappe phréatique depuis l’ouverture de l’usine de filtration en 2006.

La baisse du niveau de ses puits a forcé la municipalité en septembre à acheter de l’eau potable de la Ville de Granby pour assurer l’approvisionnement en eau de ses citoyens. De septembre à octobre, 160 000 litres d’eau ont été livrés six fois par semaine à l’aide de camions-citernes pour remplir le réservoir souterrain de l’usine de filtration près de la route 139. En novembre et décembre, les livraisons avaient lieu trois fois par semaine. Elles se sont terminées quelques jours avant les Fêtes.

L’achat d’eau et son transport ont coûté 80 701 $ à la municipalité.

Nouveaux puits
Les nouvelles sont également bonnes en ce qui concerne les deux puits d’essai creusés cet automne par la municipalité. Les tests de débit réalisés avant les Fêtes ont permis de déterminer qu’ils avaient une capacité combinée de 400 litres par minute.

L’ajout de ces puits au réseau permettrait à la municipalité de sécuriser son approvisionnement, indique M. Breton. « Avec ça, on aurait été capable de faire face à la sécheresse qu’on a eue durant l’été et l’automne. Si on les ajoute, en théorie, on devrait être pas pire. »

Le développement résidentiel de la municipalité exige cependant que la recherche de nouvelles sources d’eau se poursuive, estime M. Breton.

L’administration municipale attend le rapport final de la firme responsable des tests de débit. Les deux nouveaux puits se trouvent à 1,2 kilomètre de l’usine de filtration. Des travaux devront être réalisés pour les relier au bâtiment.

Des demandes d’autorisation pour les brancher au réseau d’aqueduc devront être acheminées à la Commission de protection du territoire agricole du Québec ainsi qu’au ministère de l’Environnement.