Le coroner Jacques Ramsey est formel : Josiane St-Pierre est décédée d’une mort violente par homicide et non dans l’incendie de sa résidence.

Le meurtre de Josiane St-Pierre a été maquillé

Tout porte à croire que l’incendie criminel qui a coûté la vie à Josiane St-Pierre, en décembre 2016 à Granby, a été allumé pour camoufler son homicide. Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec poursuit son investigation.

Le coroner Jacques Ramsay est catégorique dans son rapport d’investigation rendu public mardi : Josiane St-Pierre est décédée d’une mort violente par homicide, le 10 décembre 2016. Le corps de la mère de famille avait été découvert dans la chambre principale par les pompiers, une fois l’incendie maîtrisé.

Le feu avait été d’une rare violence. Des voisins qui avaient vu la maison de la rue des Bois-Francs en flammes avaient alerté les services d’urgence. Le feu était si vif que les sapeurs avaient été incapables d’entrer dans la résidence pour secourir la femme.

Le coroner Ramsay explique que l’autopsie de la victime âgée de 40 ans, pratiquée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecines légales, a révélé la présence de traumatismes mortels antérieurs à l’incendie, peut-on lire dans son rapport d’investigation. Il n’y avait pas de suie dans la trachée et les bronches.

Des analyses toxicologiques ont également été réalisées. Les taux de carboxyhémoglobine confirment que la victime n’a pas inspiré de fumée avant son décès. Il n’y avait par ailleurs ni de drogues ni d’alcool dans son organisme.

Tous ces éléments laissent croire que le feu a été allumé après le meurtre de la mère de famille.

Pas d’arrestation
Quelques mois après le meurtre, les policiers avaient fait appel au public pour retracer deux personnes considérées comme des témoins importants de l’incendie.

Les individus recherchés se seraient présentés à la résidence à bord d’un véhicule deux portes bleu de marque Subaru. Le conducteur serait un homme âgé d’environ 40 ans alors que le passager aurait une trentaine d’années.

À ce jour, personne n’aurait été inculpé pour cet homicide. En raison de l’enquête policière qui est toujours en cours, le coroner n’a pas décrit les lésions de la victime dans son rapport d’investigation. Il a également précisé que « les circonstances exactes de ce décès seront éventuellement expliquées en justice », peut-on lire.

La SQ n’a pas donné suite à la demande d’entrevue de La Voix de l’Est, mardi.