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Le maire de Bromont, Louis Villeneuve déplore les attaques envers les élus et la Ville sur les réseaux sociaux: «Je dis non à la haine, a-t-il dit. Non au dénigrement. Non à l’intimidation, à la violence et à la diffamation.»
Le maire de Bromont, Louis Villeneuve déplore les attaques envers les élus et la Ville sur les réseaux sociaux: «Je dis non à la haine, a-t-il dit. Non au dénigrement. Non à l’intimidation, à la violence et à la diffamation.»

Le maire de Bromont dénonce les débordements sur les réseaux sociaux

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
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Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, a profité du début de la séance du conseil, mardi, pour dénoncer les débordements de plus en plus nombreux à l’égard des élus et de la Ville sur les réseaux sociaux.

Louis Villeneuve n’a rien contre les médias sociaux. Au contraire, il s’agit de lieux d’échanges pouvant être respectueux, a-t-il mentionné d’entrée de jeu lors de son allocution.

«C’est un bel endroit pour débattre, pour exprimer ses idées, donner des suggestions, pour exprimer aussi son mécontentement ou avoir des critiques face à certaines décisions prises par la Ville ou le conseil municipal. Aujourd’hui, on commence à lire des commentaires agressifs, des insinuations, du dénigrement. Et durant les dernières semaines, certaines personnes ont même frôlé la diffamation.»

À titre d’exemple, le maire a évoqué que certaines personnes ont récemment «sous-entendant qu’il y avait de la collusion entre la Ville et certains promoteurs. On a parlé d’enveloppes brunes. Je pense qu’un moment donné, la liberté d’expression a ses limites».

Éthique et déontologie

Louis Villeneuve a souligné que la Ville est régie par des règles très strictes en matière d’éthique et de déontologie. Idem en ce qui concerne la loi sur les élections et les référendums. Ces normes s’appliquent aussi aux élus, a-t-il indiqué.

«La conséquence d’une violation aux règles, c’est important, a-t-il dit. Les sanctions pour un élu peuvent aller de la réprimande jusqu’à l’inhabilité. Et si on parle d’actes criminels, les conséquences sont encore plus graves. Alors, prétendre qu’un élu est en conflit d’intérêts, sans vérification diligente, de preuve, peut mener à des recours en diffamation.»

De fait, les commentaires désobligeants tenus récemment par des internautes sur des réseaux sociaux à l’égard de la Ville et des élus pourraient mener à des recours légaux, a-t-il indiqué en entrevue.

Dommages collatéraux

«Je sais qu’une minorité de gens se cache derrière un écran pour écrire des méchancetés. Mais c’est quand même désagréable, c’est blessant. Et c’est dommageable pour la démocratie», a dit le maire de Bromont, faisant le parallèle avec nos voisins du Sud.

Louis Villeneuve a également souligné le fait que les dommages collatéraux sont multiples. «Ici, au Québec, actuellement, plusieurs élus ont choisi carrément d’abandonner le service public parce qu’ils n’étaient plus capables de supporter la haine qui sévit sur les médias sociaux. Heureusement, on n’en est pas là à Bromont. Mais, il faut quand même demeurer prudents.»

«Est-ce que tout est parfait? Non, a-t-il ajouté. Est-ce que les membres du conseil municipal travaillent pour la Ville? Je peux vous dire que oui. Ça fait quatre ans que je travaille avec (eux) et je peux dire qu’ils ont Bromont à cœur. On a aussi la chance d’avoir un conseil qui sait débattre sans tomber dans les attaques personnelles.»

Il a terminé son plaidoyer en lançant: «Je dis non à la haine. Non au dénigrement. Non à l’intimidation, à la violence et à la diffamation.»