Le maire Bonin se déplacera à vélo cet été pour tester la réalité des déplacements­ sur deux roues à Granby.

Le maire Bonin sur deux roues tout l’été

Le maire de Granby se déplacera à vélo au cours des prochains mois afin de dresser un portrait réel de la qualité des déplacements sur deux roues dans la ville.

Pascal Bonin a annoncé lundi sur sa page Facebook s’être lancé dans cette aventure. Le prêt d’un vélo électrique par un commerce de Granby, Cycles St-Onge, a contribué à le convaincre de tenter l’expérience.

« Muni d’un porte-bagage et d’un cadenas à toute épreuve, je testerai ma nouvelle monture. Je n’utiliserai ma voiture qu’en cas de nécessité, favorisant la mobilité active dans notre ville », a écrit le maire sur Facebook.

Pascal Bonin dit avoir pris cette décision la semaine dernière, après avoir été interpellé par un citoyen qui a remis en doute la facilité de vivre à vélo dans la ville. Le maire avait affirmé que Granby est aussi vélo, en commentant la mise en place d’un nouveau programme de subvention pour l’achat de vélos. Ce programme prévoit une aide financière de 50 $ à l’achat d’un vélo standard neuf, de 75 $ pour un vélo standard usagé acheté d’un OBNL, comme Écolo-Vélo du Cœur, ou de 100 $ pour l’achat d’un vélo électrique neuf. Les vélos doivent toutefois être achetés après le 16 juin, date d’entrée en vigueur du programme.

« Il [le citoyen] m’a fait réfléchir en me demandant si Granby est si vélo que ça. Moi, je suis un adepte de piste cyclable. Mais les pistes cyclables et les déplacements en ville, ce sont deux univers. [...] J’ai décidé de vivre l’expérience pour ne pas parler à travers mon chapeau », a dit Pascal Bonin à La Voix de l’Est.

Constats
Déjà, après quelques jours, le maire affirme avoir constaté la difficile cohabitation des vélos et des voitures à certaines intersections, surtout celles à deux ou trois voies de circulation. « Ouf ! Dufferin et Principale, pas facile. Mettons qu’entre le 10 roues et la voiture ce matin, je ne me suis pas senti comme Superman », rapporte-t-il avec un brin d’humour sur Facebook.

L’élu cycliste, également président de la Corporation d’aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY), dit avoir déjà commencé à noircir son calepin de notes. Notes qu’il pourra partager avec les différents services concernés.

La crainte du vol, notamment, l’habite. Aussi, les supports à vélo ne sont pas tous adéquats pour les vélos électriques, fait-il remarquer. Le mobilier urbain est-il bien adapté et en quantité suffisante, se questionne-t-il.

Pascal Bonin dit ne pas chercher à être complaisant. « Je le fais de façon honnête. Si ça ne fonctionne pas, je vais le dire. C’est une expérience humaine et non pour donner du crédit au fait que la ville est vélo », affirme-t-il.

Sur les réseaux sociaux, le maire dit apprécier la sensation que procure le vélo électrique. « Monter une côte comme Lance Armstrong, c’est quand même flatteur pour l’égo », écrit-il avant de lancer : « Mais où recharger son vélo dans l’espace public ? Combien d’autonomie réelle puis-je atteindre ? ».

Bref, une expérience à suivre. Pascal Bonin a l’intention de rapporter de façon ponctuelle ses réflexions sur la réalité des déplacements à vélo à Granby.