Le coordonnateur incendie à la MRC Brome-Missisquoi, Jean-Philippe Lagacé.
Le coordonnateur incendie à la MRC Brome-Missisquoi, Jean-Philippe Lagacé.

Le maintien des compétences des pompiers balisé dans Brome-Missisquoi

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Le maintien des compétences des pompiers oeuvrant au sein des services de sécurité incendie de Brome-Missisquoi est maintenant balisé. Le nombre d’heures de formation ainsi que leur fréquence sont notamment précisés dans le schéma de couverture de risques en sécurité incendie.

Soixante-neuf actions doivent être posées dans le cadre du schéma qui a été adopté en 2016. La MRC dispose de cinq ans pour compléter l’adoption des dites mesures. «Habituellement, les mesures sont déjà mises en place, mais c’est pour s’assurer que tout le monde suive la même structure», explique Jean-Philippe Lagacé, coordonnateur incendie à la MRC Brome-Missisquoi.

Les élus ont adopté cette semaine l’action 39. Celle-ci encadre l’entraînement et le maintien des compétences des quelque 270 sapeurs, principalement à temps partiel, répartis dans la MRC. Les services des incendies de Bromont, Notre-Dame-de-Stanbridge et Bedford ont participé à son élaboration.

Lorsqu’un pompier de niveau 1 est formé — le préalable pour être embauché au sein d’un service — il doit pouvoir maintenir ses compétences à jour et s’entraîner. La nouvelle action, qui se retrouve dans le schéma de couverture de risques en sécurité incendie, prévoit 24 heures de formation annuellement. Les sapeurs aborderont différents sujets, que ce soit l’utilisation des mousses, les communications par radio, les échelles portatives, les outils à moteur ou encore la conduite des véhicules d’urgence.

Les pompiers qui oeuvrent au sein d’une unité spécialisée comme la désincarcération, le sauvetage nautique ou sur glace, le sauvetage en espace clos ou celui en hauteur, par exemple, doivent quant à eux réaliser trois heures de formation par spécialité.

Ainsi, les services s’assurent que les membres de leur brigade respective ont leurs compétences à jour, à défaut de quoi ils ne peuvent pas intervenir dans des villes voisines lors d’une demande d’entraide lors d’un incendie. «Ils ont statué un minimum d’heures, surtout pour être sûr qu’au moment d’une entraide, ils ont les compétences nécessaires et les mises à jour pour exercer leur métier en sécurité», explique M. Lagacé.

Le maintien des compétences des pompiers n’est pas nouveau, précise le coordonnateur. Déjà, tous les services offrent des formations et des entraînements aux membres de leur brigade, mais maintenant, le nombre d’heures à respecter et la fréquence sont balisés dans l’action 39.

La prochaine action qui doit être adoptée concerne le programme d’inspection des immeubles à risque plus élevé pour les baliser, indique M. Lagacé. À titre d’exemple, une résidence est considérée comme un risque faible. Ensuite, un immeuble à logements multiples l’est davantage, suivi des usines et des aéroports, entre autres.