Le jeu libre sera bientôt permis dans une première série de rues à Granby, se réjouit le maire Pascal Bonin. Le projet «Dans ma rue, on joue» a été lancé l’automne dernier.
Le jeu libre sera bientôt permis dans une première série de rues à Granby, se réjouit le maire Pascal Bonin. Le projet «Dans ma rue, on joue» a été lancé l’automne dernier.

Le jeu libre sera permis dans huit rues à Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le jeu libre sera bientôt permis dans une première série de rues à Granby. L’administration municipale a lancé les démarches pour permettre au projet «Dans ma rue, on joue» de se déployer.

Un avis de motion a été déposé lors de la dernière séance du conseil municipal afin de modifier la réglementation et, du coup, permettre à ce projet de prendre vie dans les rues J.-A.-Nadeau, de Rouyn, John-Dwyer (une section), Papineau (une section), Roy, Claude-Monet, Churchill (une section) et Arthur-Durocher.

Les enfants devront toutefois attendre que les procédures de modification de la réglementation soient complétées, à l’occasion d’une prochaine séance du conseil municipal, avant d’envahir leur rue, a souligné mercredi l’ingénieur de projets en circulation et mobilité durable à la Ville, Martin Cloutier.

La signalisation appropriée sera également mise en place, dès que cela sera possible, note-t-il.

Ce projet n’est pas totalement nouveau. Il a été lancé l’automne dernier. Comme il est souhaité que la collectivité recommande les rues dans lesquelles le projet se réalise, un formulaire d’autorisation doit être rempli par une des personnes de la rue visée par la demande. L’accord d’au moins 50 % des résidants concernés est nécessaire.

Selon l’ingénieur de projets, 12 demandes ont ainsi été déposées à la Ville au cours des derniers mois. De ce nombre, huit ont été retenues. Les autres ont été rejetées, car elles ne répondaient pas à un ou des critères établis. Deux autres demandes sont toujours en traitement.

Chacune des requêtes est analysée selon des critères de sécurité comme la vitesse, le nombre de véhicules, de même que la géométrie routière. Le feu vert du comité de circulation de la Ville et du conseil municipal est aussi nécessaire. Le cas échéant, une limite de vitesse de 25 km/h doit être respectée dans cette zone. Les jeux sont permis du lever au coucher du soleil, précise Martin Cloutier.

Des élus municipaux, dont les conseillers Alain Lacasse, Robert Vincent, Éric Duchesneau et Robert Riel, se sont prêtés au jeu lors du lancement officiel du projet «Dans ma rue, on joue», l’automne dernier.

Possible, malgré la COVID

«Dans ma rue, on joue» a été lancé bien avant la COVID-19. Mais la nouvelle réalité de la crise sanitaire et les règles de distanciation sociale qui s’appliquent désormais devront être pris en considération, reconnaît le maire Pascal Bonin.

L’un n’empêche toutefois pas l’autre, croit-il. Les enfants pourront toujours trouver une façon de s’amuser ensemble.

«C’est un peu comme le retour à l’école. Il y a quand même des choses qu’il est possible de faire avec une certaine distance, comme deux jeunes qui jouent au hockey. L’un des deux peut être dans le but et l’autre lancer la balle ou autre. Il est aussi possible, par exemple, de jouer à la marelle. (...) La vie doit continuer. Et avec le retour du beau temps, les enfants doivent sortir», estime-t-il.

Selon Pascal Bonin, bien qu’il soit «complexe à mettre en place», cela demeure un «beau projet». La Ville a prévu permettre le déploiement du projet dans 10 rues par année, les deux premières années.

Pour l’heure, le nombre de demandes est un peu moins élevé qu’anticipé. «Je m’attendais, honnêtement, à ce qu’il y ait un peu plus de demandes. Mais, dans un sens, je suis très heureux que ça se fasse un peu plus lentement. Vivons-le et s’il y a des ajustements à faire, on les fera», dit le maire.

Un effet d’entraînement pourrait néanmoins se faire sentir, croit-il, lorsque les enfants joueront librement dans certaines rues et qu’il sera démontré que la pratique est encadrée de façon sécuritaire.