Le dossier des jardins de la Ferme Héritage Miner sera analysé la semaine prochaine­ par le comité communautaire de la Ville.

Le jardin de la FHM à l’étude

La coordination de cinq jardins collectifs à Granby a été confiée cette année aux Cuisines collectives de la Montérégie. Seul le sort du jardin de la Ferme Héritage Miner (FHM) n’a pas encore été déterminé.

Le dossier du jardin de la FHM sera analysé la semaine prochaine par le comité communautaire de la Ville, a laissé savoir le directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire, Patrice Faucher. Les membres de ce comité verront par la suite à acheminer une recommandation aux élus afin de maintenir ou non le jardin cet été. Selon M. Faucher, le conseil municipal devrait se prononcer sur le sujet lors de la séance publique d’avril.

En parallèle à cette réflexion, le conseil municipal devrait aussi être saisi dans les prochaines semaines ou prochains mois des conclusions de Commerce et tourisme Granby et région (CTGR) sur la relance de la Ferme Héritage Miner, confirme la présidente de CTGR et conseillère municipale, Julie Bourdon. Celle-ci refuse toutefois pour le moment de donner des informations sur le travail effectué à ce jour dans ce dossier.

L’an dernier, l’organisme s’était vu confier la tâche de réfléchir à l’avenir de la ferme écotouristique et de présenter un plan de relance avant le 31 mars 2018. L’organisme sans but lucratif qui gérait auparavant l’endroit a dû jeter la serviette, aux prises avec des difficultés financières. Le terrain et les bâtiments de la ferme appartiennent néanmoins à la Ville.

Enraciner
Les cinq autres jardins collectifs de la Ville — parc Miner, centre communautaire Saint-Benoît, Richelieu, Saint-François/Notre-Dame et Carré Joyeux — seront pour leur part sous la responsabilité des Cuisines collectives de la Montérégie, ont récemment décidé les élus. Une somme de 16 000 $ sera accordée à l’organisme pour la coordination de ce projet par Vie culturelle et communautaire (VCC) de Granby, qui veillait à cette tâche l’an dernier.

« L’an passé, les Cuisines collectives voyaient à l’animation des jardins, nous, à la coordination. Mais c’est plus simple que ça soit eux qui prennent tout et qu’on soit là pour les aider, au besoin », a fait valoir la directrice de VCC, Valérie Brodeur.

Selon elle, des efforts seront réalisés afin de continuer à enraciner chacun des jardins dans leur milieu et à mobiliser des jardiniers motivés. « Il y a encore du travail pour les faire connaître et sensibiliser les gens à ce qu’il n’y ait pas de vandalisme », relève Mme Brodeur.

Bienfaits
Le jardin Richelieu est peut-être celui qui présente un peu plus de défis, avance-t-elle. Contrairement aux autres, il n’est pas associé à un organisme. L’Office municipal d’habitation (OMH) veille par exemple aux jardins du Carré Joyeux ainsi que Saint-François/Notre-Dame, tandis que celui du parc Miner est sous la responsabilité du Partage Notre-Dame et de la société d’Alzheimer de Granby.

Il a ainsi été envisagé que les Cuisines collectives assurent une présence plus soutenue au jardin Richelieu. Dans un monde idéal, plus de jardiniers du quartier s’impliqueront. Le jardin du parc Richelieu est un des plus beaux, selon Valérie Brodeur, jouissant d’un bel ensoleillement et d’un espace appréciable.

Celui du parc Miner a été aménagé l’an dernier pour remplacer le jardin près de l’église Notre-Dame. Si les jardiniers du Partage s’y sont faits moins nombreux, les usagers de la société Alzheimer ont apprécié mettre les mains à la terre, semble-t-il. « Il n’y a pas juste la production de légumes qui compte quand on parle de jardins collectifs », glisse Mme Brodeur.