Le Hall Fisk est un lieu qui appartient à tous, car c’est toute une communauté qui a contribué à le construire, à le restaurer, mais surtout à le faire vivre, a souligné le président d’Héritage Abbostford, Jean-Marie Bergman.

Le Hall Fisk inauguré

L’ambiance était des plus festives, lundi soir, au Hall Fisk. Après plusieurs années à chercher du financement pour mettre l’endroit aux normes et le doter d’eau courante et d’installations sanitaires, les bénévoles d’Héritage Abbotsford étaient plus qu’heureux de célébrer la fin de la première phase de travaux, qui permettra ultimement à l’endroit d’être utilisé à longueur d’année.

L’endroit tient son nom de la famille Fisk, dont le citoyen Ron incarne la septième génération de la lignée à être établie à Saint-Paul-­d’Abbotsford, qui a légué l’endroit à la communauté. Il s’agit d’une salle communautaire construite en 1874 par les premiers pomiculteurs de la région qui souhaitaient un lieu où se rassembler. 

Au fil des décennies, on y a organisé des spectacles, des classes du dimanche et des rassemblements. Plus récemment, les Matinées artistiques offertes par la Fondation Les enfants de l’Opéra s’y sont déroulées.

Le président de la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux, Gilles Bachand, souligne que les travaux réalisés au fil des ans dans le Hall Fisk respectent en tous points l’architecture originale du bâtiment. « D’un point de vue patrimonial, il est demeuré tel qu’il a été construit », indique-t-il.

« Tout a été fait dans un respect complet du matériel et de ce que le hall incarne : un bien qui appartient à tout le monde », a d’ailleurs déclaré Jean-Marie Bergman, président d’Héritage Abbotsford.

Un lieu qui appartient à tous, car c’est toute une communauté qui a contribué à le construire, à le restaurer, mais surtout à le faire vivre. « Depuis 1874, ce sont des milliers d’heures de bénévolat qui ont contribué à faire de ce site ce qu’il est », a poursuivi M. Bergman.

Le maire de Saint-Paul-­d’Abbotsford, Robert Vyncke, a quant à lui parlé des « génies des lieux », des entités qui habitent un endroit pour en préserver l’esprit et la beauté. « Les génies veillent aux lieux, leur donnent une identité propre, les rendent sacrés, les animent, les vitalisent. Notre regard traditionnel les a transformés en légendes. Ici, ils les rendent vivants, a-t-il déclaré. Les gens d’Héritage Abbostford doivent être habités par les génies des lieux. »

Phase deux

En plus de ce bénévolat, des contributions financières de la MRC de Rouville, de Desjardins, mais aussi de plusieurs donateurs privés et anonymes ont permis de concrétiser le projet de l’organisme.

Le travail d’Héritage Abbotsford n’est toutefois pas terminé. L’organisme espère obtenir une aide financière provenant du Fonds des legs de Patrimoine Canada pour isoler le Hall, en refaire le toit et les murs. Il sollicitera aussi un appui financier du gouvernement du Québec pour remplacer les fenêtres de l’endroit.

Des travaux qu’on souhaite accomplir au cours des deux prochaines années. « Avec un toit, des murs et des fenêtres, on aura quelque chose qui servira à tout le monde », a promis M. Bergman.