Selon le copropriétaire du Gramophone David Lavigne, les vinyles demeurent indémodables.

Le Gramophone: pour la passion des vinyles

En ouvrant le Gramophone l’an dernier, Éric Fontaine et David Lavigne voulaient tester le marché des disques vinyles usagés. Le test a été si concluant que le duo a récemment déménagé son commerce et triplé la superficie allouée aux 33 et 45 tours ainsi qu’aux disques compacts.

« Quand on a ouvert l’année passée, c’était plus un genre de projet pilote pour voir s’il y a réellement un intérêt, mais la réponse est assez bonne pour qu’on augmente la superficie et notre offre », explique Éric Fontaine.

Situé à l’origine dans les locaux de l’ancienne Fromagerie des Nations, rue Principale à Granby, le Gramophone a déménagé rue Évangéline au cours des derniers jours. Il partage le même toit que EGF Liquidation, un autre commerce que le duo opère avec un troisième partenaire.

Le Gramophone a d’ailleurs pu revoir son offre à la hausse, car il a acheté un peu plus tôt cette année l’inventaire du Roi du 33 tours, un commerce spécialisé dans la vente de vinyles qui a longtemps eu pignon sur la rue Court à Granby. Les dizaines de milliers de vinyles étaient dans un entrepôt. Une partie de ceux-ci a ainsi été ajoutée aux disques offerts en magasin, le reste demeure dans l’entrepôt de façon à pouvoir renouveler l’offre.

À l’heure actuelle, le Gramophone propose quelque 25 000 vinyles 33 tours, 5000 vinyles 45 tours et 6000 disques compacts. En déménageant, une nouvelle section d’instruments de musique et d’accessoires (chandails, affiches, etc.) a en outre pu être ajoutée, souligne Éric Fontaine.

Selon lui, le commerce a aussi signé une entente avec le Festival international de la chanson de Granby afin d’en être l’un des commanditaires.

Le Gramophone propose quelque 25 000 vinyles 33 tours.

Le goût du vintage

Selon M. Fontaine, la demande est particulièrement forte pour les disques de « vieux rock ». Mais les vinyles de blues, de jazz, ainsi que ceux du répertoire québécois sont aussi prisés.

Si bon nombre d’entre eux se détaillent 1 $, certains plus recherchés peuvent atteindre quelques dizaines de dollars. Il faut débourser environ 4 $ ou 5 $ pour un CD usagé. La demande est aussi de plus en plus grandissante pour les cassettes de musique, affirme Éric Fontaine.

« On essaie de voir si ça vaut la peine d’avoir un inventaire », dit-il.

Autant Éric Fontaine que David Lavigne soulignent que les clients du Gramophone, dont l’âge oscille principalement entre 18 et 60 ans, ont tous en commun cette passion du vintage et de la musique. « Ils aiment avoir l’album entre les mains et voir les paroles », lance Éric Fontaine.

Selon lui, certains peuvent parfois venir de loin et passer de longs moments à fouiller dans les présentoirs de disques afin de dénicher la perle rare. « C’est l’fun de partager ça avec eux », lance David Lavigne.

La majorité des ventes de l’entreprise des deux associés du Gramophone est toutefois effectuée en ligne, un peu partout sur la planète, avec la vente d’aiguilles et d’accessoires de tables tournantes.

La croissance continue de leurs ventes démontre d’ailleurs l’intérêt toujours bien présent pour les vinyles. D’autant plus que certains artistes continuent à offrir leurs nouvelles compositions de cette façon, sans toutefois omettre d’y inclure un code de téléchargement, ère technologique oblige, afin qu’il soit aussi possible d’ajouter la musique sur un iPod, remarque Éric Fontaine.