Le Funfly attire jusqu'à 80 participants et leurs proches.

Le Funfly de Granby rayonne

Le Club d’avion modèle de Granby continue d’attirer des dizaines d’amateurs d’appareils téléguidés avec son Funfly, un rassemblement de vols amical, qui permet aux amateurs des quatre coins de la province de se réunir pour quelques jours autour d'une même passion.

L’ambiance est bon enfant, mais la plupart des participants sont des adultes. Le Club d’avion modèle de Granby attend jusqu’à 80 participants pour son Funfly annuel qui a débuté samedi matin, à Granby.

«Les gens se réunissent ici pour le plaisir. Il n’y a pas de compétition, même si plusieurs participants en font de leur côté. C’est familial et les gens peuvent même camper», raconte le président du club, Jacques Langlois.

Certains sont installés sur le site depuis mercredi en prévision des pratiques de vendredi.

«Nous recevons des gens de partout au Québec. Quelques Américains et certains de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick » ajoute-t-il.

Loisir sécuritaire

Pour le Club d’avion modèle de Granby, le Funfly demeure une belle vitrine pour intéresser un maximum de curieux à ce sport. L'événement permet aussi d'assurer un minimum de revenus pour l’organisme.

«Le but premier, c’est de promouvoir notre loisir de façon sécuritaire. Nous sommes chanceux à Granby, parce que la Ville nous soutient. Ici, c’est facile de pratiquer le sport sans danger dans un lieu approprié», précise le président du club.

Ce dernier rappelle que son passe-temps est désormais bien encadré par les règles fédérales de transport. Le club fait quant à lui partie du MAAC (Modélistes aéronautiques associés du Canada).

«C’est une association qui encadre les vols d’avions modèles au Canada. Les membres doivent obtenir un permis avec l’un des clubs pour pouvoir voler. L’avantage, c’est qu’en respectant nos règles, les membres sont exempts des exigences plus sévères émises par Transport Canada » assure Steve Woloz, responsable au Québec du MAAC.

Si le club de Granby, basé sur le boulevard Industriel, n’accueille pas de compétitions, les intéressés peuvent y suivre des cours de pilotage. Cinq niveaux doivent être franchis par les amateurs avant de pouvoir compétitionner dans les circuits.

Compétition

En début d’après-midi, samedi, le vent persistant ne semblait pas importuner les amateurs.

«Ce sont des appareils faciles à manœuvrer, assure Jacques Langlois. C’est un peu plus difficile avec le vent, mais ça reste tout à fait possible. Si l’avion va dans la mauvaise direction, c’est généralement en raison du pilote!»

Les pilotes peuvent toutefois ressentir du stress lorsqu’ils commencent à pratiquer. «Ce sont des appareils qui coûtent 6 000, voire 7 000 $. Parfois plus,  lance Benoît Ayotte, qui comptait déjà quelques vols dans la journée. Mais pour être un bon pilote, il faut oublier ça, sinon on laisse l’avion par terre et c’est juste un bibelot! »

Si la plupart des amateurs se contentent de faire des vols gracieux, Keven St-Cyr, lui, recherche les sensations fortes.

L’adolescent de 17 ans, originaire de Kingsey Falls, a impressionné les participants du Funfly grâce à son hélicoptère téléguidé. À l’envers, à l’endroit, en diagonal et à seulement quelques centimètres du sol, l'avion du jeune amateur semblait habitué aux compétitions.

«Je viens de remporter un championnat aux États-Unis avec une bourse de 800$, a-t-il expliqué avant de revenir sur la piste de décollage. Mon rêve serait de participer à une compétition de très haut calibre aux Pays-Bas. Mais c’est très dispendieux... »

Keven St-Cyr souhaite le meilleur au monde. Et il y a des bonnes chances d’y parvenir, ont assuré plusieurs amateurs présents sur place.