La direction de la Halte 174 de Yamachiche utilise Facebook pour retrouver les auteurs d’un vol d’essence.

Vols d’essence: Facebook à la rescousse

YAMACHICHE — Exaspéré des vols d’essence, le responsable de la Halte 174 de Yamachiche utilise les réseaux sociaux pour retrouver les auteurs du plus récent vol survenu lundi soir dernier. Pour retrouver les auteurs de ce dernier vol, une carte-cadeau de 50 $ est même offerte quiconque permettra de les retracer.

«Nous sommes à la recherche des personnes suivantes ayant ‘‘oublié’’ de payer leur essence. Le conducteur avait également oublié de quel côté était son bouchon d’essence», a écrit le directeur des opérations de la Halte 174, Jean-François Quintal.

Cette publication est accompagnée d’une vidéo captée par une caméra de surveillance montrant une voiture de marque Mazda 3 arrivant à la station-service le 5 novembre dernier à 19 h 30. Un des occupants sort de la voiture pour faire le plein, mais se rend compte que le réservoir est de l’autre côté. Le conducteur déplace alors la voiture et change de pompe.

La voiture qui est arrivée de Louiseville est repartie en empruntant l’autoroute. Celle-ci n’avait toutefois pas de plaque d’immatriculation, ce qui rend difficile son identification.

«Nous avons régulièrement des vols d’essence. Et depuis quelque temps, nous en avons eu 4 ou 5 où les voitures n’avaient pas de plaque d’immatriculation. La Sûreté du Québec ne peut alors pas faire grand-chose pour retrouver les voleurs», déplore Jean-François Quintal qui a alors décidé de faire appel au public.

Une carte-cadeau de 50 $ d’essence est même offerte à la personne qui permettra de retracer les voleurs. «Comme la police ne peut pas vraiment nous aider, aussi bien utiliser Facebook», soutient M. Quintal. «L’objectif est de relier la voiture à quelqu’un.»

Diffusée sur le réseau social mardi, la publication de la Halte 174 avait rejoint mercredi soir près de 19 000 personnes et avait été partagée plus de 550 fois.

Cette stratégie a déjà été utilisée par la Halte 174 pour retrouver l’auteur d’un vol d’essence. L’été passé, un jeune conducteur avait volé de l’essence pour une voiture sans plaque d’immatriculation et avait été retracé par Facebook. «Il avait volé 50 ou 60 $ d’essence et lorsque nous l’avons retrouvé, nous lui avons chargé 100 $ en raison des coûts que son vol avait engendrés. Ce sont ses parents qui ont payé», se souvient Jean-François Quintal.

Afin de contrer les vols d’essence, certains ont proposé à Jean-François Quintal d’obliger les clients à payer avant de faire le plein. «On perdrait des clients comme ça. Les gens n’aimeraient pas ça et ne veulent pas payer pour les quelques voleurs», précise-t-il.

Les vols d’essence ne sont pas les seuls à survenir à la Halte 174, où l’on trouve aussi des restaurants. «Nous avons presque un vol par semaine. À la fin de l’année, ça fait des milliers de dollars», affirme M. Quintal. «Même si les gens n’ont souvent pas de sympathie pour les stations-service, il reste que nous avons un commerce. Ce n’est pas normal de se faire voler.»