Michel De Gagné, 36 ans, a été arrêté alors qu’il était au beau milieu de l’agression présumée, sur le bord de la rue Leduc, à Gatineau. Les policiers l'ont pris sur le fait.

Vieux-Hull: un tueur de chaton accusé d’agression sexuelle en pleine rue

Un tueur de chaton qui a fait parler de lui en 2017 est de retour devant les tribunaux pour action indécente et agression sexuelle en pleine rue, dans le Vieux-Hull.

Les policiers de Gatineau l’ont pris sur le fait, selon les informations obtenues par Le Droit.

Michel De Gagné, 36 ans, a été arrêté alors qu’il était au beau milieu de l’agression présumée, sur le bord de la rue Leduc, à Gatineau.

Son avocat, Me Vincent Castonguay, a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité, lundi. Le tribunal pourrait demander sous peu un examen psychiatrique de l’accusé afin d’en savoir plus sur son état mental.

Selon nos informations, Michel De Gagné s’en serait pris à une jeune femme si intoxiquée qu’elle était à peine capable de marcher, à la sortie des bars, dans la nuit de samedi à dimanche. La jeune femme aurait prononcé quelques paroles à l’arrivée des policiers, leur disant que l’individu n’avait «rien fait».

Cela n’a pas empêché la Couronne de déposer des chefs d’agression sexuelle et d’action indécente. M. De Gagné aurait dit aux policiers que la jeune femme était consentante.

Selon le Code criminel, il ne peut y avoir de consentement lorsqu’une personne est intoxiquée. Un témoin de cette affaire, qui a fait le 9-1-1, aurait aussi filmé une partie du crime.

Michel De Gagné est aussi accusé de non-respect de ses conditions de probation.

Cette probation a été imposée au Gatinois en avril 2017, après que ce dernier eut plaidé coupable d’avoir tué un chaton, quatre ans plus tôt, en 2013.

En 2017, la juge Anouk Desaulniers, de la Cour du Québec, a interdit à M. De Gagné de posséder des chats ou tout autre animal domestique pour le restant de ses jours.

L’individu a alors reçu une peine de prison dans la communauté d’un an, suivie d’une période de probation de deux ans. Un témoin a raconté lors de ce procès que le trentenaire avait tué le chaton blanc d’un voisin, en le lançant sur un mur de béton, en 2013, à Gatineau. Après l’incident, M. De Gagné s’était excusé par texto auprès du malheureux propriétaire.