Claudette Grondin a été victime d'un vol à son salon de coiffure.

Victime de deux introductions par effraction: «Je ne me sens plus en sécurité»

« Je ne me sens plus en sécurité chez moi. » Propriétaire d'un salon de coiffure à son domicile situé dans le nord de Sherbrooke, Claudette Grondin a été victime de deux introductions par effraction au cours des dernières semaines.

À la fin janvier, un individu a tenté de défoncer la porte de son domicile en pleine nuit.

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« J'ai entendu du bruit au premier étage. Je suis descendue pour l'affronter. Je lui ai dit que j'allais appeler la police, ce qui l'a fait fuir », explique Mme Grondin.

Le suspect avait dévissé la lumière extérieure. Mme Grondin a réussi à prendre une description du suspect alors qu'il quittait en voiture.

La victime est ensuite allée visiter sa fille quelques jours pour se changer les idées. Durant ce court laps de temps, le voleur a récidivé. Cette fois, il est entré dans le salon de coiffure et a ouvert tous les tiroirs.

« Il a fouillé partout dans mon salon de coiffure. Je ne me sens plus en sécurité. J'ai dû changer les portes et les serrures. Depuis ce deuxième vol, je ne couche plus chez moi. En fait, je suis incapable de dormir seule », signale Claudette Grondin.

Même si le suspect pour ces vols a été arrêté, Claudette Grondin n'est pas plus rassurée.

« C'est vraiment le sentiment de sécurité qui est touché », affirme-t-elle.

Le directeur du Service de police de Sherbrooke Dany McConnell confirme que ce que vit Claudette Grondin est une conséquence des introductions par effraction.

« Les introductions par effraction nous préoccupent beaucoup parce que c'est un crime contre la personne qui touche le sentiment de sécurité des citoyens. Il n'y a rien de rassurant à être victime d'une introduction par effraction. C'est une introduction dans la vie privée peu importe le résultat du vol. Les salons de coiffure sont souvent à même les résidences des propriétaires. C'est important de procéder rapidement à des arrestations », soutient Dany McConnell.

Le projet maraudage a été mis en place notamment en raison d'une hausse significative des introductions par effraction qui sont passées de 450 en 2016 à 596 en 2017.