Le gendarme américain de la Bourse a accusé lundi les cofondateurs d'une société promue sur les réseaux sociaux par le boxeur Floyd Mayweather (photo) et le rappeur DJ Khaled d'avoir frauduleusement recueilli plus de 32 millions $ auprès de «milliers d'investisseurs».

Une société promue par Floyd Mayweather accusée de fraude

NEW YORK — Le gendarme américain de la Bourse (SEC) a accusé lundi les cofondateurs d'une société promue sur les réseaux sociaux par le boxeur Floyd Mayweather et le rappeur DJ Khaled d'avoir frauduleusement recueilli plus de 32 millions $ auprès de «milliers d'investisseurs».

Centra Tech a récupéré cet argent via une levée de fonds en cryptomonnaie (ICO) en 2017, précise la SEC dans un communiqué.

Ses deux cofondateurs, SohrabZ Sharma, 26 ans, et Robert Farkas, 31 ans, «ont affirmé que les fonds recueillis lors de cette opération aideraient à développer un ensemble de produits financiers», dont une carte de paiement permettant de convertir immédiatement des devises virtuelles en monnaies réelles, souligne l'organisme.

Pour s'assurer du succès de leur opération, ils se sont targués d'un accord, fictif, avec les entreprises reconnues Visa et MasterCard.

Ils ont aussi inventé des responsables aux CV impressionnants, publié sur Internet des documents fallacieux et payé des célébrités pour en faire la promotion sur les réseaux sociaux, affirme la SEC.

Les deux cofondateurs ont été prévenus de l'existence d'une enquête en février. «Au 30 mars 2018, les comptes bancaires de Centra avaient été vidés et la plupart des salariés licenciés», note la plainte de l'organisme.

Également poursuivis par la police, ils ont tous les deux été arrêtés dimanche par les autorités américaines.

Utilisées de plus en plus souvent, notamment par les start-ups, les ICO sont surveillées de près par les régulateurs qui avertissent régulièrement les investisseurs des risques de fraude.

Lors d'une telle opération, au lieu d'émettre des actions ou des obligations, une entreprise crée sa propre monnaie virtuelle ou des «jetons» échangeables en monnaie virtuelle, et les vend pour financer son développement.