Les employés du restaurant Le Grec profiteront d’un voyage aux frais de la maison en début d’année. Depuis la gauche, Mylène Bourassa, Sylvie Lauzon, Ioanna et Dimitri Yannopoulos, Stéphane Gagnon et Marilyne Tremblay.

Une semaine sous le soleil pour les employés du restaurant Le Grec

TROIS-RIVIÈRES — C’est sous le soleil de la République dominicaine que l’équipe du restaurant Le Grec, du secteur Pointe-du-Lac, conclura l’année de festivités entourant son 60e anniversaire. Une cinquantaine d’employés et de cadres, de même qu’une quinzaine de membres de leur famille, ont répondu avec enthousiasme à l’invitation des propriétaires qui tenaient à remercier le personnel pour son engagement dans le succès de l’entreprise familiale.

«C’est un projet qu’on avait depuis longtemps», confie Ioanna Yannopoulos, copropriétaire de l’institution trifluvienne. Elle explique que le plus difficile n’était pas tant d’investir dans un voyage, mais bien de planifier la fermeture prolongée du restaurant. Pour le reste, les quelque 50 membres de l’équipe passeront une semaine complète sur les plages dominicaines, toutes dépenses payées, pour peu qu’ils comptent trois années de service. Pour les autres, Le Grec assumera une partie des frais du voyage.

Mme Yannopoulos souligne que l’invitation a été lancée à l’ensemble du personnel, soit une centaine d’employés. Or, l’équipe comprend plusieurs générations. L’âge en aura donc poussé certains à décliner l’offre de l’employeur, évoquant une santé moins solide, tandis que les plus jeunes, adolescents, auraient dû voyager avec un parent, ce qui se sera finalement avéré un peu compliqué. Pour certains de ceux qui partent, il s’agira d’une première expérience de voyage, se réjouit par ailleurs la copropriétaire.

L’établissement profitera de l’absence du personnel pour procéder à des travaux de rénovation. Il est notamment question d’un espace santé dédié aux employés et de l’agrandissement d’une salle de conférence. Il y avait bien dix ans que le restaurant n’avait pas fermé pour une aussi longue période. Incidemment, c’est à l’occasion du 50e anniversaire que l’on avait fermé boutique de façon prolongée, le temps de rafraîchir la façade, se remémore Mme Yannopoulos. Il faut dire qu’outre le 25 décembre, Le Grec est pratiquement toujours ouvert.

La fidélité du personnel

Alors que la pénurie de main-d’œuvre frappe partout dans la région, Le Grec peut s’enorgueillir de compter sur des employés qui sont dans la maison depuis 25, 30, voire 40 ans. Interrogée à savoir si les attentions comme le voyage ou la salle de santé sont la recette de pareille fidélité, Mme Yannopoulos préfère plutôt parler d’une relation donnant-donnant. «On travaille très fort, mais on a de bons employés. Un ne va pas sans l’autre», maintient-elle.

Bien que la copropriétaire se félicite de pouvoir compter sur une équipe fidèle et assidue, et que le restaurant présente un taux de roulement particulièrement faible, son établissement n’est pas à l’abri des maux qui affectent les commerces de services de la région. «La pénurie de main-d’œuvre nous a touchés pour la première fois drastiquement l’été passé», relate-t-elle. Si on arrive à pourvoir les postes en salle à manger, il semblerait que les cuisiniers soient une «denrée rare».

Encore ici, le restaurant a pu s’appuyer sur le dévouement de ses employés. «On est chanceux d’avoir des piliers qui font la différence, mais on travaille fort pour compléter l’équipe et être prêt pour l’été prochain», fait-elle valoir. Le restaurant connaît sa période de pointe de mai à octobre. «On a toujours besoin de renfort», conclut celle qui laissera toutes ces préoccupations derrière elle, début janvier, le temps d’aller goûter au soleil des Antilles en compagnie de sa «famille élargie».