Une mère de Magog a reconnu des gestes d’agression sexuelle sur sa fille pendant près d’une année.

Une mère reconnaît des gestes sexuels sur sa fille

Une mère de Magog a reconnu des gestes d’agression sexuelle sur sa fille pendant près d’une année.

La femme de 49 ans a plaidé coupable, mardi au palais de justice de Sherbrooke, à une accusation d’agression sexuelle sur sa fille entre le 1er janvier 2001 et le 1er décembre 2005.

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« Les gestes ne se sont pas déroulés sur une aussi longue période », a précisé l’avocat de la défense Me Christian Raymond au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

L’accusée a comparu une première fois en décembre 2016 dans cette affaire. Elle ne peut être identifiée pour ne pas reconnaître la victime.


« Il y avait un contexte de violence dans la famille. »
Me Marie-Ève Phaneuf

La mère de famille a profité des bains qu’elle donnait à sa fille pour poser des gestes à caractère sexuel. Le père de l’enfant était absent lors des gestes que la mère est accusée d’avoir commis.

Elle a fait des attouchements aux parties génitales de sa fille. La mère a notamment utilisé ses doigts et un bâton pour commettre les agressions sexuelles. Les gestes ont été commis, alors que sa fille était âgée entre 4 et 5 ans.

« Il y avait un contexte de violence dans la famille », a indiqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Ève Phaneuf.

La mère de famille s’est soumise à une évaluation psychiatrique au cours des procédures judiciaires.

« Il y a un élément de santé mentale dans le dossier. Elle a été évaluée, mais on n’en arrivait pas à un article 16 sur la non-responsabilité criminelle », a expliqué Me Raymond.

Un rapport présentenciel sera préparé dans le dossier. L’accusée a été dirigée vers un agent de probation.

Les faits seront élaborés plus longuement lors des observations sur la peine qui se dérouleront le 26 juin prochain.

Me Phaneuf a mentionné au tribunal qu’elle l’avisera si la victime souhaite être entendue lors de cette étape des procédures.

La victime a fait une déclaration aux enquêteurs de la Régie de police Memphrémagog alors qu’elle avait 18 ans. Divers interdits de contacts empêchent l’accusée d’entrer en contact avec la victime alléguée.