C'est cet avion, un DHC-2 Beaver, qui s'est écrasé dans un lac du Labrador.

Une famille d'une victime intente des poursuites contre Air Saguenay

SAINT-JEAN — La famille d'un guide de pêche mort l'été dernier dans l'écrasement d'un hydravion d'Air Saguenay poursuit la compagnie québécoise, lui reprochant d'avoir fait preuve de négligence et d'avoir manqué à ses obligations contractuelles.

Sept hommes se trouvaient à bord du de Havilland DHC-2 Beaver, appartenant à Air Saguenay, lorsque celui-ci s'est écrasé dans le lac Mistastin, au Labrador, le 15 juillet, lors d'une expédition de pêche.

Des recherches menées pendant plusieurs semaines par la GRC n'ont pas permis de retrouver les corps de trois des victimes et l'épave de l'avion, empêchant ainsi le Bureau de la sécurité des transports du Canada de mener une enquête exhaustive.

La cause de l'accident n'a pas encore été déterminée, mais Jamie MacGillivray, l'avocat de la famille de Clifford Randell, veut démontrer que celui-ci peut être attribué à une erreur de pilotage.

Une déclaration de la partie plaignante déposée à la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador cette semaine fait état de la prétendue compétence médiocre du pilote. De plus, le mauvais entretien de l'appareil pourrait aussi avoir contribué à la tragédie.

Le tribunal n'a pas encore examiné ce document.

Selon la poursuite, Air Saguenay n'a pas réussi à s'adapter aux normes de sécurité, car aucune des personnes décédées récupérées de l'eau ne portait de vêtement de flottaison individuel.

Le rapport du Bureau de la sécurité des transports sur l'incident indique toutefois que le pilote Gilles Morin, dont le corps n'a jamais été retrouvé, était qualifié pour le vol en vertu de la réglementation en vigueur et comptait plus de 16 000 heures d'expérience des appareils DHC-2. De plus, le résumé indique aussi que «l'étude des dossiers de maintenance de l'avion n'a pas relevé d'anomalies».

Air Saguenay n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. Plus tôt cette année, le président de la compagnie aérienne, Jean Tremblay, a hautement salué le professionnalisme de M. Morin en à titre de pilote et a déclaré que l'avion avait été inspecté ce printemps.