Une étude sur la résilience des familles durant la pandémie de COVID-19 est présentement menée par les professeures Katherine Pascuzzo et Catherine Laurier de l'Université de Sherbrooke.
Une étude sur la résilience des familles durant la pandémie de COVID-19 est présentement menée par les professeures Katherine Pascuzzo et Catherine Laurier de l'Université de Sherbrooke.

Une étude sur la résilience des familles

SHERBROOKE — Quels facteurs font que des familles passeront mieux à travers la crise de la COVID que d’autres? Deux chercheuses de l’Université de Sherbrooke s’intéressent à la résilience des familles pendant la crise.

Katherine Pascuzzo et sa collègue Catherine Laurier, professeures au département de psychoéducation de l’UdeS, ont eu l’idée de s’intéresser à cette piste en plein confinement. 

« On évalue plusieurs dimensions : ce qui relève du jeune, de la famille et le fonctionnement en général : la qualité de la relation parent-enfant, la communication dans la famille... » énumère Katherine Pascuzzo. Les chercheuses veulent savoir ce qui s’est bien passé, comme les forces familiales qui font qu’une famille s’adapte à cette situation exceptionnelle. « C’est un exemple d’une situation qu’on peut vivre dans une vie. Il peut arriver toutes sortes de périodes de stress auxquelles on n’est pas prêtes », note Mme Laurier. « On vit tous cette crise, mais on ne la vit pas de la même façon. »

« J’ai fait l’école à la maison, je donnais de la formation en ligne, mon conjoint est aussi dans l’enseignement. Il y a des fois où ce n’était pas toujours évident. Chacun pouvait avoir ses propres défis », souligne-t-elle.

Par l’entremise d’un questionnaire en ligne, elles obtiendront d’abord un premier portrait de la situation. Les répondants seront contactés dans quelques mois pour voir comment ils vont. Le moment où on les contactera de nouveau pourrait varier, par exemple, en fonction de l’arrivée d’une deuxième vague. « Si on est reconfinés, on va en tenir compte », notent-elles également. 

Le duo recrutera des participants tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas atteint l’échantillon qu’il souhaite recueillir, soit 200 parents et 200 jeunes. 

Les professeures ciblent les jeunes entre 6 et 17 ans et leurs parents. À partir de 14 ans, les jeunes peuvent eux-mêmes remplir le questionnaire en ligne. Les professeurs ont notamment utilisé Facebook pour chercher des participants. 

« C’est la première fois que j’utilise ça. De plus en plus, en recherche, ça va être utilisé. Ça nous permet de recruter un large éventail de participants que l’on n’aurait pas nécessairement rencontrés », note Mme Laurier. 

Pour en savoir plus ou pour participer, on peut consulter la page Facebook : Recherche sur l’adaptation des familles - covid-19.