Maxime Vanier lors de son arrestation

Une dette de drogue serait à l’origine du branle-bas au motel La Marquise

SHERBROOKE — Le recouvrement d’une dette de drogue pourrait être à l’origine du branle-bas de combat de la semaine dernière au motel La Marquise de Sherbrooke.

La trame factuelle autour des événements survenus le 11 octobre commence à se préciser.

Roxanne Lapointe, 27 ans, et Maxime Vanier, 30 ans, ont été accusés, mardi, de trafic de cocaïne entre le 1er août et le 11 octobre, de port d’arme dans un dessein dangereux, de possession de bâton télescopique et de poing américain, soient des armes prohibées.

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Ces accusations ont été déposées à la suite de la perquisition faite le 11 octobre au motel de la rue Wellington Sud.

Vanier et Lapointe ont aussi été accusés de recel de moins de 5000 $ de même que de possession de cannabis.

La victime dans cette affaire doit être rencontrée par le Service de police de Sherbrooke.

« C’est une dette reliée au monde des stupéfiants qui pourrait expliquer cette affaire », mentionne le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau soutient que de nouvelles accusations devraient être portées au cours des prochains jours.

« Nous attendons le dépôt de nouvelles accusations », a indiqué Me Crépeau devant le tribunal.

Cet événement a nécessité l’intervention du Groupe d’intervention du SPS et la fermeture de la rue Wellington Sud le 11 octobre.

Roxanne Lapointe

Vanier et Lapointe sont détenus depuis cette date.

Ils ont comparu, mardi, relativement aux nouvelles accusations devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Ils ont été amenés ensemble devant le tribunal. Vêtus de la même façon que le jour de leur arrestation, les deux accusés ont assisté à la remise de leur dossier pour l’enquête sur remise en liberté.

La poursuite s’oppose à la remise en liberté des deux accusés.

Les avocats de la défense Me Caroline Saint-André de l’aide juridique pour Vanier et Me Christian Raymond pour Lapointe ont fixé l’enquête sur remise en liberté au 19 octobre.

Maxime Vanier et Roxanne Lapointe demanderont alors d’intégrer une thérapie pour traiter leur problème de dépendance aux stupéfiants.

La poursuite s’oppose tout de même à ces conditions de remise en liberté.

Les deux individus avaient été accusés la semaine dernière d’événements qui auraient été commis le 27 mai dernier.

Roxanne Lapointe et Maxime Vanier auraient alors gardé de force un individu pour une dette de drogue. Ils auraient notamment tenté d’obtenir les sommes dues en arrachant les ongles de la victime avec une pince.

Ils sont accusés de séquestration, voies de fait graves et voies de fait armées dans ce dossier.

Ils étaient sur le point d’être arrêté dans cette affaire lorsqu’ils ont été arrêtés au motel La Marquise la semaine dernière.